D’Ubud, nous découvrirons d’abord des couleurs, beaucoup de
couleurs, une myriade de boutiques toutes plus soignées les unes que les
autres, et autant de restaurants et cafés, bref, de quoi contenter les nombreux
touristes qui s’échouent ici, en quête de sérénité, de plaisir, ou juste d’une
nouvelle garde robe… Vous savez, Ubud, c’est cette ville dans laquelle l’héroïne
de Mange, Prie, Aime se rend en
dernier, là qu’elle trouve l’Amour (avec un grand A). Et on y croit! J
Après un déjeuner rapide, nous trustons notre Lonely, qui nous recommande une balade à
pied moitié ville, moitié rizières dans la ville. Le point de départ? Un parc
étrange, à la limite de la forêt, et quasiment en plein centre-ville! Y vit une
colonie de quelques centaines de singes, chouchoutés et soignés par une armée
de gardes en uniforme vert. Nous arrivons pour le déjeuner de toutes ces bêtes.
Marrant! Un temple bizarroïde se cache aussi ici, mais nous n’en verrons que la
pancarte closed sur une grille de fer
rouillée.
En sortant du parc, débouchons dans la rue d’un minuscule
bled. Surprenante d’originalité! Nous commençons à comprendre : c’est ça,
Ubud, en fait… Une multitude de « quartiers-villages », des maisons
qui paraissent toutes être des temples, des devantures vraiment pittoresques,
et des portes d’entrée sublimes.
Nous continuons notre chemin, paisibles, et ne tardons pas à
laisser la ville derrière nous. Rizières magnifiques, nous voilà!!!!!!! Bon, en
attendant, nous suivons une route goudronnée, et longeons des champs moches en
lieu et place des belles rizières que nous espérions… C’est quand-même ballot!
Nous finirons quand-même par pouvoir contempler ces vertes étendues, là, à nos
pieds. Mais toutes, toutes, toutes petites, hein. Et noyées dans d’autres
champs. Une vérification nous apprend qu’en fait, Bali a perdu son
autosuffisance en riz depuis quelques années, à force de remplacer les rizières
par d’autres cultures, plus rentables et productives. C’est peut-être pour ça,
alors?? Nous contemplons, mais restons sceptiques.
Et puis, au bout d’un moment, marcher sur une route
goudronnée, bien que peuplée de maisons arty,
ça emmerde. Surtout quand la circulation se densifie. Et puis shit, nous ne savons plus où nous
sommes, là. C’est où, la route, siouplé? Nous finirons le trajet… dans un bon
gros taxi monospace qui se propose de nous mener à bon port. Sympa, le gars! En
chemin, repérons encore de drôles d’endroits… Ça a l’air définitivement
chouette, par ici! J
Profitage de piscine en règle avant de nous dire qu’on se
ferait bien une bonne bouffe, ce soir. Nous sommes un peu là pour ça aussi,
non? A la recherche de la terrasse parfaite, donc. Et là, en plein centre, en
pleine rue principale, nous dégottons la perle : une rizière en chair et
en os (ok, en herbe et en eau), entourée de trois terrasses romantiques à
souhait. Il ne nous en faudra pas plus. La bouffe? Amazing…
Aujourd’hui, mardi, nous sommes d’attaque pour aller
explorer les environs d’Ubud à dos de motocyclette. Il y en a des choses à
voir, à en croire notre guide! Une fois l’engin enfourché, c’est parti.
Objectif principal : voir des rizières. Des vraies. Des belles. Et faire
plaisir à nos estomacs, aussi. ;) Nous commençons par remonter la rue
principale d’une ville marchande : un entassement de boutiques de tout et
de rien (mais surtout de rien). On s’éclate à prendre des photos de pas grand-chose,
tout en se demandant « mais qui achète donc ces choses? ».
Nous serpentons bientôt à travers les rizières, simplement
magnifiques. En soi, ce ne sont que des champs de riz qui pousse, mais ces
installations en terrasse ressortent pleines d’harmonie. Nous traversons des
villages, surprenons des groupes d’enfants sur le chemin de l’école (ou de la
maison ?), traversons des bâches pleines du riz fraîchement récolté,
découvrons ces hommes et ces femmes qui travaillent comme des forcenés, et nous
enivrons de couleurs. Nous oserons même entrer dans un hôtel bien au dessus de
nos moyens, juste pour y contempler l’intérieur, et la vue magnifique que les
chambres offrent sur les rizières en terrasse, justement… Ça vaut le coup, on
vous dit!
Nous vous avions aussi dit qu’Ubud était synonyme de
gastronomie, et de gastronomie abordable. Nous nous installons donc dans un
Warung (resto local typique) face aux rizières, installés sur nos banquettes en
mousse, et laissons les saveurs du coin venir jusqu’à nous… Festival pour les
papilles…
Laissant là nos assiettes vides et saucées, nous reprenons
le bolide pour continuer le tour. Nous aimerions vraiment pouvoir trouver des
rizières à perte de vue, dans lesquelles nous pourrions nous balader,
insouciants, et rêvasser. Jusque là, nous n’avons pu en observer qu’en
contrebas, ou dans des zones inaccessibles. Arrive un carrefour, nous prenons à
droite, ce minuscule petit chemin qui descend on ne sait où. Soudain, le vert
nous saute à la figure, à perte de vue. Le voilà, notre champ de riz!
Absolument magique, calme, et sans âme qui vive. Nous vivons la définition d’être
« seul au monde »… Puis nous reprenons la route sous une chaleur
accablante, croisons cette fois de nombreuses femmes au boulot, et beaucoup d’autres
endroits surprenants avant de retrouver la route d’Ubud centre.
Nous tombons finalement, avant de rejoindre l’hôtel, sur une
dernière perle : une galerie d’Art complètement décalée, juchée à flanc de
colline, et qui renferme des tas de trésors loufoques… Marrant, coloré… à l’image
de cette ville, tout simplement.
Nous en profitons pour réserver aussi des places pour assister ce soir au spectacle de danse tradi organisé au water palace d’Ubud, juste à côté du palais royal. Cadre grandiose et immersion assurée dans la culture balinaise 100% pur jus… Nous reviendrons donc quelques heures plus tard : le palais est éclairé, les rangées de chaises bleues en plastique installées, la scène et les instruments prêts. Grâce à Gusman, notre ami vendeur, nous avons même des places étiquetées à notre nom au premier rang! Si ça, c’est pas beau… Pendant 1h30, nous vibrerons au son d’un orchestre (entièrement composé de femmes !) qui joue sur des types de xylophones à l’aide de petits marteaux en bois, tandis que de jeunes danseuses magnifiquement parées font jouer les expressions de leurs visages pour accompagner leurs mouvements rythmés. Voilà, nous sommes au cœur de la culture balinaise et ses danses traditionnelles ! Moment enchanteur, hors du temps et apaisant, surtout que bibiche a pu faire des photos avec les danseuses.
Comme nous ne voulons pas avoir traversé Ubud sans profiter
un minimum des paysages qu’offre la jungle environnante, traversée par
plusieurs rivières, nous faisons le pari fou… de partir pour une séance de
rafting en groupe. Qui a déjà donné dans ces activités hautement
intellectuelles que sont les sports d’eau vive aura forcément remarqué l’ambiance
potache qui y est invariablement associée. Après vous être, dans un premier
temps, ridiculisé en portant ton sur ton un gilet de sauvetage puant la
transpiration, et un casque à tête plate rouge, après avoir ensuite montré que
vous étiez capable de ramer à l’endroit comme à l’envers, de vous pencher à
droite comme à gauche (c’est important), ou de vous pencher en avant quand
quelqu’un crie « Boum Boum », vous subissez alors forcément les
blagues universelles de votre mono qui, non content de vous envoyer à la gueule
de l’eau froide toutes les quinze secondes en riant, s’arrange toujours
pour que le bateau prenne les rapides à l’envers, car c’est plus drôle, surtout
quand au moins une personne de l’équipage termine à la flotte. Sans parler des
autres bateaux qui, quand ils voient le vôtre, ne peuvent généralement pas s’empêcher
de le prendre pour cible d’une attaque groupée. Mais vous, c’est drôle, vous ne
participez jamais à aucune attaque groupée. Enfin, c’est toujours quand vous
êtes à peu près sec qu’un autre participant, à qui vous n’avez jamais adressé
la parole de la matinée, attend d’être à votre hauteur pour vous envoyer l’équivalent
de trois rivières en pleine tronche. Pour la vingt-huitième fois depuis le
départ. Bref, ambiance potache, quoi. Qui en fait marrer beaucoup. Nous sommes
prêts à prendre le pari que dans n’importe quel centre de rafting au monde,
cela se déroule toujours à peu près comme ça. Et il a beau faire 35° dehors, on
en sort toujours en ayant froid. Règle universelle. Bon, sinon, les paysages
nous ont beaucoup plu, cette jungle luxuriante et verdoyante traversée de
cascades s’élevant à perte de vue au dessus de nos têtes... Fou ! C’est
tout de même important. Même si on ne vous laisse jamais vous arrêter là où c’est
le plus beau. Normal.
Pour nous remettre de ces quelques émotions fortes (…) :
shopping!!!!!!! Monsieur accompagnera madame au gré de ses convenances, pour
trouver la broutille qui viendrait compléter à merveille une garde-robe un peu
pauvre. N’est-ce pas? ;) Puis vient le moment de notre dernière soirée
dans cet enclos protégé du monde cruel… Smoking! Champagne! (bon ok, short! Vin
blanc! Mais vue sur les rizières quand-même, et dîner parfait quand-même aussi…).
Bref, on a adoré Ubud, ses couleurs, ses saveurs et ses monos de rafting.
Départ demain matin pour rejoindre un autre petit coin de paradis salé et sablé, les îles Gili, au nord-est de l'île de Lombok. Nous serions bien resté un peu plus ici, à l'intérieur des terres, dans ce cocon de bien-être qu'est Ubud... Raison de plus pour coming back!...



















Bon, votre blog n'a pas voulu de mon dernier commentaire, pour le post d'avant, alors je retente ma chance pour celui-là! Ces paysages sont une fois de plus très beaux, et la gamme des verts n'a rien à envier à la gamme des bleus des mers dont vous nous aviez fait profiter jusque là!
RépondreSupprimerHave a good trip and see you soon!
que dire de plus que Los Sagos !!! puisque nous pensons la même chose ! c'est trop beau toutes ces couleurs ... bonne virée aux îles !
RépondreSupprimerBaisers