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vendredi 2 mars 2012

Bali, finally - Episode 4

Après avoir mis nos gros sacs sous clef, nous voilà d'attaque pour enfourcher notre bécane à la découverte des derniers secrets de Bali.
Nous filons donc en direction de l'ouest et de ses fameuses plages de surfeurs. 
La route pour y accéder est néanmoins dangereuse puisque c'est celle qui relie à l'embarcadère principal de l'île. Nous arriverons sain et sauf à Balian beach mais un peu secoués!
Si nous pensions larver sur la plage, nous nous sommes trompés. Elle ne s'y prête pas et le sable est une simple "zone d'accès" pour les surfeurs expérimentés. Nous profiterons donc de la piscine de notre resto, en retrait, pour admirer ces gensss dans les tubes et préparer la suite de notre périple.
Nous décidons de remonter vers le nord, direction Lovina, station balnéaire plus calme et authentique que Kuta, au sud. La route est très belle et nous grimpons, traversant rizières en terrasse et villages de montagne avant de redescendre vers la côte nord.
Nous arriverons 2h plus tard, pour profiter d'un sunset sur la plage, Bintang en main! Puis, nous flânerons dans Lovina, qui sans être particulièrement jolie, a un excellent choix de restaurant et respire le farniente.

Le lendemain, nous quittons notre chouette hôtel et sa jolie piscine pour les sources chaudes d'Air Panas Banjar.
La route monte monte monte... est criblée de nid de poule... devient de la terre... Mais bon, les locaux nous assurent que c'est "this way"... Sommes sceptiques et demandons au bout de 30min à une xième personne qui nous dit, enfin, qu'il faut bien faire demi tour... Oui, parce qu'ici, quoi que vous demandiez, on vous répond "yes, yes!"... Easy. Bref, nous repartons en sens inverse et finissons par arriver. L'endroit est très marrant et bondé tant de locaux que de touristes. Chacun vient se faire masser par les jets crachés par des Naga ou larvouiller dans l'eau chaude. C'est caustique! :)
Une fois pétris, nous repartons direction le Nord Ouest, à Pemuteran, vers le fameux spot de plongée de Bali. Arrivés là-bas, nous trouvons à nouveau une plage pas très praticable dont les eaux ne sont pas très propres... Bon! Et comme nous n'avons pas le temps de sauter sur un bateau de plongée pour aller vers Pulau Menjangan, nous décidons de déjeuner rapido et de repartir sur la route. Nous nous arrêtons dans un warung plus que chouette où nous sommes servis comme des rois pour 3 fois rien... Viva Indonesia!
Ensuite, nous filons vers le centre de l'île, dans les montagnes. L'objectif est d'arriver à Munduk, connu pour être le plus joli village dans les hauteurs de l'île, avant la nuit. Nous nous arrêterons en chemin à la (fameuse) cascade de Gitgit. Merci d'avance.
Là, nous commencerons à avoir un peu peur... Le ciel est tout gris, voire noir, la température chute violemment et tous les gens que nous croisons sur la route sont en manteaux et cirés... Et nous, et bien, nous avons l'air de 2 cons de touristes qui vont à la plage!
On se pèle sévère, il commence à pleuvoir (selon Bibiche), la route n'a de cesse de grimper, il n'y a pas une âme qui vive à la ronde... 20/20! Jusqu'à ce que... STOP!!! Petite paillote au bord de la route où il nous semble apercevoir des cirés... Bim, nous voilà enfin vêtus! Providence, merci!
Nous continuons, plus à l'aise, la route qui a l'air absolument splendide (nous sommes censés avoir des lacs à gauche et l'océan à droite en contre plongée) sauf que nous sommes dans une parfaite purée de pois... Croisons les doigts pour qu'il fasse meilleur demain!
Enfin, nous arrivons à Munduk et trouvons un petit hôtel tout mignon pour prendre une douche brûlante avant d'aller se promener dans le village.
C'est adorable, tout peace et les habitants s'avèrent très accueillants. Une halte parfaite pour un bon dîner local et une grosse nuit enfin au frais!

Le lendemain, nous décollons tôt afin de profiter d'une vue dégagée avant l'arrivée de la brume. Et nous ne serons pas déçus!! La route a une toute autre allure que la veille... Ça y est, nous y plongeons, dans ces lacs! Décidément, Bali recèle de secrets... Une telle diversité dans ses paysages, c'est incroyable!
Une fois arrivés en bas des monts, nous prendrons la route de Jatiluwith, en passe d'être reconnue au patrimoine mondial de l'Unesco, pour ses rizières en terrasses incroyables. La route est très jolie et nous traverserons des petits villages adorables parsemés de champs de fraises et de plantations de fleurs en tous genres. Puis, nous arriverons finalement aux fameuses rizières... Wahou!
Nous gambaderons une petite heure à travers les terrasses, papotant à droite à gauche avec les femmes qui nettoient les plants de riz. C'est tout simplement magnifique, hors du temps, immense... Un océan ourlé de vagues vertes; renversant!
Une fois rassasiés, nous quitterons les lieux direction Seminyak. 2 grosses heures de route nous attendent et espérons trouver un warung sympathique sur la route pour le déj.
Malheureusement, ce ne sera pas le cas et devrons attendre d'arriver à bon port pour tester enfin, après 3 semaines d'Indonésie, le fameux Nasi Goreng. Rien de transcendant en soi : riz frit avec légumes, comme partout en Asie, mais tout de même! :)
Nous y voila, la boucle est bouclée, comme on dit! Fin de l'Indonésie pour nous... Départ dans quelques heures pour les Philippines et sa controversée Manille. Mais avant cela, nous vivrons un nouveau voyage épique avec une petite nuit dans l'aéroport de Kuala... :)

dimanche 26 février 2012

Bali, finally - Episode 3

Après quelques turpitudes de transport, nous voilà de retour sur l'île des Dieux, couverts de sel mais heureux! Nous filons donc directement, avec notre chauffeur privé (turpitude, nous vous disions), en direction d'Amed sur la côte est.
C'est un coup de tête, nous ne savons pas vraiment ce que nous y découvrirons, mais espérons secrètement que nous retrouverons un semblant des Gili... Qui sait!
Arrivés à bon port, nous finissons par trouver un hôtel comme Madame souhaite "B&B dans le centre, sur l'eau avec Wifi et à un prix raisonnable". Rien de bien compliqué et puis c'est tout de même bien plus sympathique d'assister au sunrise en direct de son lit, non?
En revanche, nous avons atterri sur une plage qui n'est pas très praticable. On est presque gênés d'étaler nos serviettes autour des bateaux, du linge qui sèche, des poules qui gambadent, des hommes qui rafistolent leurs filets de pêches et des porcs qui bouffent tranquille... Monsieur réussira tout de même à s'endormir... va savoir comment!
Nous remarquons vite aussi que l'endroit est très très très calme et que nous faisons furieusement baisser la moyenne d'âge... Et puis, il semblerait que tous ces "jeunots" en quête de La Plénitude soient un peu... tsouin-tsouin, non?

Nous décidons donc de ne pas nous éterniser et de filer le lendemain direction Seminyak, retour à la case départ. Mais avant cela, nous enfourchons une bécane pour remonter la côte. Ce serait dommage de n'avoir pas fait le tour du proprio avant de quitter l'est.
Et quelle surprise! La route est magnifique. On grimpe, on grimpe, on gimpe sans jamais perdre de vue l'océan à gauche et les monts face à nous. Nous découvrirons ainsi des plages "propices au lézardage", des petites criques nichées au pied des falaises, des hôtels de malade et des petits villages de pêcheurs typiques où les enfants nous accueilleront avec vacarme! En-chan-tés!
Puis, nous redescendrons vers Amed, après une chouette salade au dessus de l’eau, afin de retrouver notre pote mi-apache/mi-metallo qui nous emmènera jusqu’à Seminyak. Il est cool parce qu’il accepte de passer par la fameuse Sidemen Road, qui longe les petits villages au milieu des rizières en terrasse. La route ne sera pas si folle mais nous nous arrêterons néanmoins plusieurs fois pour immortaliser de jolis paysages verdoyants.
Et puis, nous finirons, au bout de 3 grosses heures, par rejoindre Seminyak. C’est la deuxième fois depuis 5 mois que nous revenons à un endroit où nous sommes déjà passés, et sommes trop contents ! Une impression de rentrer au bercail… Et puis, avouons-le, c’est très agréable d’arriver dans un endroit en sachant exactement où aller (scoot, laundry, gastronomie…). Nous nous offrirons donc une soirée « parisiennement balinaise » avec un retour au Ku De Ta pour un cocktail au sunset, suivi de bœuf (tartare/frites pour lui, carpaccio/roquette pour elle), puis plateau de fromages pour eux… J. Qu’est ce que ça nous avait manqué !!!!!!!
Puis, nous finirons la soirée autour d’une shisha dans un café trendy de la « eat street ». Tout ce joli monde nous aura coûté une fortune mais comment vous dire… C’est pour compenser le fait de ne plus être logés « en villa » mais "en Guest House crapy"!

Nous sommes fin prêts pour attaquer nos 3 derniers jours indonésiens. Le programme est chargé car c'est le temps qu'il nous reste pour aller sillonner les routes de l’ouest, du nord et du centre de l’île… en moto!

samedi 25 février 2012

Sur Gili Air, nous avons...

Dans le bateau qui nous emporte vers les îles Gili, nous ne savons pas vraiment à quoi nous attendre. Nous savons qu'il y fait bon vivre et que l'endroit est plutôt tranquille. Et très beau. Il y a trois îles. La grande, Gili T, la plus animée mais aussi la plus bétonnée. La moyenne, Gili Air, tranquille et peace, mais où l'on trouve de tout, pour tous les goûts. Enfin, la petite, Gili Meno, vraiment... petite.
Nous jetons notre dévolu sur Air, juste compromis, selon nous. Nous sommes venus trouver ici la tranquillité absolue, pour deux ou trois jours... nous y resterons cinq!
Ce qui suit sera peut-être dur à lire, mais notre encéphalogramme n'a pas été suffisamment actif pendant ces cinq jours pour que nous puissions vous en relater le contenu dans un ordre chronologique. Ce sera donc un ordre thématique, car on sait que vous aimez aussi! C'est parti pour la série "Sur Gili Air, nous avons..."

Sur Gili Air, nous avons... goûté de très, très bonnes choses.
Et ça se passe presque de commentaires! Il y en a pour tous les goûts sur ce paradis qui est presque aussi celui des fins gourmets : ici, on trouve de tout. De tout, on vous dit! Y compris du tiramisu, du crumble et de la tarte tatin (avec boule de glace à la vanille, sinon c'est pas de la tarte tatin).


Sur Gili Air, nous avons... joué les Robinson Crusoé!
Plus exactement, nous avons exploré sur une journée l'île de Meno : 2 heures pour en faire le tour à pied! Plages immaculées, sable idyllique (bien qu'un peu chaud, peut-être?), luxe discret et simple des hôtels, architecture pittoresque des restos de bord de plage, décorations au corail... Bref, on se laisse enivrer par Meno, et on adoooooooore!
Mais on a aussi adoré les plages de Gili Air, chez nous, même si la marée, capricieuse, s'entêtait à faire remonter le corail coupant sur le sable... Quelques photos, parce que,quand-même, c'est beau. Et puis, prendre tous les matins son petit déj devant Lombok qui se lève, c'est chouette!


Sur Gili Air, nous avons... exploré les fonds sous-marins.

On vient sur les Gili aussi (et surtout) pour plonger!! Et notre baptême du feu, c'est ici que nous l'aurons connu : premier requin aperçu à quelques mètres (!), première nage avec des tortues, poissons 100% exotiques... Nous plongerons trois fois, trois heures entières à contempler la beauté de ces fonds qui nous paraissent presque plus peuplés qu'à la surface! :)

Sur Gili Air, nous avons... fait du cheval sur le sable.
Oui, en fait, les seuls moyens de transport qui existent sur l'île sont les calèches tirées par les chevaux, alors bon, c'est un peu normal, finalement. Et quel bonheur de ne plus entendre le vrombissement des moteurs et de ne plus renifler les pots d'échappement!

Sur Gili Air, nous avons... vu de très beaux couchers de soleil, mais pas tous les soirs. Oui, parce que sur Gili Air, il a plu un peu aussi.
La météo s'est voulue capricieuse pendant notre séjour, et le soleil n'a pas embrasé le ciel tous les soirs. Mais parce qu'on sait que vous aimez ça quand-même, en voilà, des photos! ;)
(coucher de soleil réussi!)
(coucher de soleil raté, mais belles couleurs tout de même, et bonne ambiance, donc bon...)
(en même temps, le soir, pas besoin de soleil pour que la soirée soit excellente, si? ;))

Sur Gili Air, nous avons... été un peu vexés de partir alors que la journée aurait été la plus belle de notre séjour...
Mais bon! C'est ainsi!
Nous modifions quelque peu notre programme car l'exploration que nous voulions faire de l'île de Lombok semble compromise. L'ascension du mont Rinjani, l'un des plus hauts et des plus vénérés volcans d'Asie, est impossible entre Janvier et Mars... C'est donc vers Bali que nous voguons pour ouvrir la page de notre épisode 3... Mais ne vous inquiétez pas, tout va bien quand-même, hein! ;)

lundi 20 février 2012

Bali, finally - Episode 2

De retour de notre petit paradis, nous penchons pour une escale gastronomique et culturelle en plein cœur du « Bali vrai » : Ubud, capitale des sens! Nous prévoyons d’y passer trois jours, avant que le manque de sel ne se fasse trop sentir. Voyage dans des conditions toujours aussi décalées au vu du prix payé, et nous voilà débarqués à deux pas du centre. Il ne nous faudra pas longtemps pour découvrir un petit hôtel tout à fait convenable, avec piscine. Nous y serons très bien! Nous sommes enchantés!!
D’Ubud, nous découvrirons d’abord des couleurs, beaucoup de couleurs, une myriade de boutiques toutes plus soignées les unes que les autres, et autant de restaurants et cafés, bref, de quoi contenter les nombreux touristes qui s’échouent ici, en quête de sérénité, de plaisir, ou juste d’une nouvelle garde robe… Vous savez, Ubud, c’est cette ville dans laquelle l’héroïne de Mange, Prie, Aime se rend en dernier, là qu’elle trouve l’Amour (avec un grand A). Et on y croit! J
Après un déjeuner rapide, nous trustons notre Lonely, qui nous recommande une balade à pied moitié ville, moitié rizières dans la ville. Le point de départ? Un parc étrange, à la limite de la forêt, et quasiment en plein centre-ville! Y vit une colonie de quelques centaines de singes, chouchoutés et soignés par une armée de gardes en uniforme vert. Nous arrivons pour le déjeuner de toutes ces bêtes. Marrant! Un temple bizarroïde se cache aussi ici, mais nous n’en verrons que la pancarte closed sur une grille de fer rouillée.
En sortant du parc, débouchons dans la rue d’un minuscule bled. Surprenante d’originalité! Nous commençons à comprendre : c’est ça, Ubud, en fait… Une multitude de « quartiers-villages », des maisons qui paraissent toutes être des temples, des devantures vraiment pittoresques, et des portes d’entrée sublimes.
Nous continuons notre chemin, paisibles, et ne tardons pas à laisser la ville derrière nous. Rizières magnifiques, nous voilà!!!!!!! Bon, en attendant, nous suivons une route goudronnée, et longeons des champs moches en lieu et place des belles rizières que nous espérions… C’est quand-même ballot! Nous finirons quand-même par pouvoir contempler ces vertes étendues, là, à nos pieds. Mais toutes, toutes, toutes petites, hein. Et noyées dans d’autres champs. Une vérification nous apprend qu’en fait, Bali a perdu son autosuffisance en riz depuis quelques années, à force de remplacer les rizières par d’autres cultures, plus rentables et productives. C’est peut-être pour ça, alors?? Nous contemplons, mais restons sceptiques.
Et puis, au bout d’un moment, marcher sur une route goudronnée, bien que peuplée de maisons arty, ça emmerde. Surtout quand la circulation se densifie. Et puis shit, nous ne savons plus où nous sommes, là. C’est où, la route, siouplé? Nous finirons le trajet… dans un bon gros taxi monospace qui se propose de nous mener à bon port. Sympa, le gars! En chemin, repérons encore de drôles d’endroits… Ça a l’air définitivement chouette, par ici! J
Profitage de piscine en règle avant de nous dire qu’on se ferait bien une bonne bouffe, ce soir. Nous sommes un peu là pour ça aussi, non? A la recherche de la terrasse parfaite, donc. Et là, en plein centre, en pleine rue principale, nous dégottons la perle : une rizière en chair et en os (ok, en herbe et en eau), entourée de trois terrasses romantiques à souhait. Il ne nous en faudra pas plus. La bouffe? Amazing…
Aujourd’hui, mardi, nous sommes d’attaque pour aller explorer les environs d’Ubud à dos de motocyclette. Il y en a des choses à voir, à en croire notre guide! Une fois l’engin enfourché, c’est parti. Objectif principal : voir des rizières. Des vraies. Des belles. Et faire plaisir à nos estomacs, aussi. ;) Nous commençons par remonter la rue principale d’une ville marchande : un entassement de boutiques de tout et de rien (mais surtout de rien). On s’éclate à prendre des photos de pas grand-chose, tout en se demandant « mais qui achète donc ces choses? ».
Nous serpentons bientôt à travers les rizières, simplement magnifiques. En soi, ce ne sont que des champs de riz qui pousse, mais ces installations en terrasse ressortent pleines d’harmonie. Nous traversons des villages, surprenons des groupes d’enfants sur le chemin de l’école (ou de la maison ?), traversons des bâches pleines du riz fraîchement récolté, découvrons ces hommes et ces femmes qui travaillent comme des forcenés, et nous enivrons de couleurs. Nous oserons même entrer dans un hôtel bien au dessus de nos moyens, juste pour y contempler l’intérieur, et la vue magnifique que les chambres offrent sur les rizières en terrasse, justement… Ça vaut le coup, on vous dit!
Nous vous avions aussi dit qu’Ubud était synonyme de gastronomie, et de gastronomie abordable. Nous nous installons donc dans un Warung (resto local typique) face aux rizières, installés sur nos banquettes en mousse, et laissons les saveurs du coin venir jusqu’à nous… Festival pour les papilles…
Laissant là nos assiettes vides et saucées, nous reprenons le bolide pour continuer le tour. Nous aimerions vraiment pouvoir trouver des rizières à perte de vue, dans lesquelles nous pourrions nous balader, insouciants, et rêvasser. Jusque là, nous n’avons pu en observer qu’en contrebas, ou dans des zones inaccessibles. Arrive un carrefour, nous prenons à droite, ce minuscule petit chemin qui descend on ne sait où. Soudain, le vert nous saute à la figure, à perte de vue. Le voilà, notre champ de riz! Absolument magique, calme, et sans âme qui vive. Nous vivons la définition d’être « seul au monde »… Puis nous reprenons la route sous une chaleur accablante, croisons cette fois de nombreuses femmes au boulot, et beaucoup d’autres endroits surprenants avant de retrouver la route d’Ubud centre.
Nous tombons finalement, avant de rejoindre l’hôtel, sur une dernière perle : une galerie d’Art complètement décalée, juchée à flanc de colline, et qui renferme des tas de trésors loufoques… Marrant, coloré… à l’image de cette ville, tout simplement. 
Nous en profitons pour réserver aussi des places pour assister ce soir au spectacle de danse tradi organisé au water palace d’Ubud, juste à côté du palais royal. Cadre grandiose et immersion assurée dans la culture balinaise 100% pur jus… Nous reviendrons donc quelques heures plus tard : le palais est éclairé, les rangées de chaises bleues en plastique installées, la scène et les instruments prêts. Grâce à Gusman, notre ami vendeur, nous avons même des places étiquetées à notre nom au premier rang! Si ça, c’est pas beau… Pendant 1h30, nous vibrerons au son d’un orchestre (entièrement composé de femmes !) qui joue sur des types de xylophones à l’aide de petits marteaux en bois, tandis que de jeunes danseuses magnifiquement parées font jouer les expressions de leurs visages pour accompagner leurs mouvements rythmés. Voilà, nous sommes au cœur de la culture balinaise et ses danses traditionnelles ! Moment enchanteur, hors du temps et apaisant, surtout que bibiche a pu faire des photos avec les danseuses.
Comme nous ne voulons pas avoir traversé Ubud sans profiter un minimum des paysages qu’offre la jungle environnante, traversée par plusieurs rivières, nous faisons le pari fou… de partir pour une séance de rafting en groupe. Qui a déjà donné dans ces activités hautement intellectuelles que sont les sports d’eau vive aura forcément remarqué l’ambiance potache qui y est invariablement associée. Après vous être, dans un premier temps, ridiculisé en portant ton sur ton un gilet de sauvetage puant la transpiration, et un casque à tête plate rouge, après avoir ensuite montré que vous étiez capable de ramer à l’endroit comme à l’envers, de vous pencher à droite comme à gauche (c’est important), ou de vous pencher en avant quand quelqu’un crie « Boum Boum », vous subissez alors forcément les blagues universelles de votre mono qui, non content de vous envoyer à la gueule de l’eau froide toutes les quinze secondes en riant, s’arrange toujours pour que le bateau prenne les rapides à l’envers, car c’est plus drôle, surtout quand au moins une personne de l’équipage termine à la flotte. Sans parler des autres bateaux qui, quand ils voient le vôtre, ne peuvent généralement pas s’empêcher de le prendre pour cible d’une attaque groupée. Mais vous, c’est drôle, vous ne participez jamais à aucune attaque groupée. Enfin, c’est toujours quand vous êtes à peu près sec qu’un autre participant, à qui vous n’avez jamais adressé la parole de la matinée, attend d’être à votre hauteur pour vous envoyer l’équivalent de trois rivières en pleine tronche. Pour la vingt-huitième fois depuis le départ. Bref, ambiance potache, quoi. Qui en fait marrer beaucoup. Nous sommes prêts à prendre le pari que dans n’importe quel centre de rafting au monde, cela se déroule toujours à peu près comme ça. Et il a beau faire 35° dehors, on en sort toujours en ayant froid. Règle universelle. Bon, sinon, les paysages nous ont beaucoup plu, cette jungle luxuriante et verdoyante traversée de cascades s’élevant à perte de vue au dessus de nos têtes... Fou ! C’est tout de même important. Même si on ne vous laisse jamais vous arrêter là où c’est le plus beau. Normal.
Pour nous remettre de ces quelques émotions fortes (…) : shopping!!!!!!! Monsieur accompagnera madame au gré de ses convenances, pour trouver la broutille qui viendrait compléter à merveille une garde-robe un peu pauvre. N’est-ce pas? ;) Puis vient le moment de notre dernière soirée dans cet enclos protégé du monde cruel… Smoking! Champagne! (bon ok, short! Vin blanc! Mais vue sur les rizières quand-même, et dîner parfait quand-même aussi…).
Bref, on a adoré Ubud, ses couleurs, ses saveurs et ses monos de rafting.
Départ demain matin pour rejoindre un autre petit coin de paradis salé et sablé, les îles Gili, au nord-est de l'île de Lombok. Nous serions bien resté un peu plus ici, à l'intérieur des terres, dans ce cocon de bien-être qu'est Ubud... Raison de plus pour coming back!...