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samedi 19 novembre 2011

Quelques notions du coût de la vie en Birmanie...

Hébergement
  • 1 nuit dans une guest house, petit déj compris : 11-12 euros en moyenne
Restauration (1 personne)
  • 1 dîner bien garni dans un étal de rue : 2,50 euros
  • 1 dîner bien garni dans un restaurant haut de gamme : 20 euros
  • 1 goûter (brioche, chocolat, clémentine) : 1,50 euros :)
  • 1 petite bouteille d'eau : 25ct
  • 1 milk-shake : 1,50 euros
  • 1 bière locale 33cl : 1,50 euros
  • 1 bouteille de vin : 20-25 euros
  • 1 paquet de cigarettes locales : 35ct (1,80 euros pour des Malboro)
Transport (1 personne)
  • 9h de bus : 13 euros
  • 1 trek de 3 jours all included : 33 euros
  • 1 scooter pour 24h: 7 euros
  • 1 vélo pour 24h : 1 euro

mardi 15 novembre 2011

3 jours de trekking dans les montagnes birmanes : we did it!!

10h du mat en ce mercredi matin : nous sommes réveillés, douchés, équipés, nourris et reposés! Prêts pour la grande traversée… Nous découvrons dans le hall celui qui sera notre guide, la personne est passionnée!!!!!! Il ne cesse de nous serrer la main et de nous dire qu’il est si content de faire cette marche avec nous… son anglais est à peine compréhensible pour Eric, alors je vous laisse imaginer pour nous. Nous découvrirons plus tard que c’est sa première expérience de trek sur 3 jours! Il est accompagné de 2 porteurs, en charge des vivres et de la cuisine (que nous appellerons nos 2 petites bonnes). Une heure de bateau via le lac est nécessaire pour rejoindre notre point de départ et nous voilà partis sur les chemins de montagne! Chapeaux et lunettes sont nécessaires car ça tape bien bien fort. Guides et ricain sont en tongs, mais ils semblent ravis. Nous avons quant à nous fait péter les chaussures de rando, faut quand même pas déconner! On grimpe, on grimpe, on grimpe, à travers plaines et montagnes. Tout est très sauvage et très beau. Des multitudes de champs et arbres fruitiers sillonnent le paysage : sésame jaune, sésame blanc, choux, carottes, piments, salade, blé, gingembre, ail, haricots, avocats, cerises, patates, choux-fleurs… tout est impeccablement taillé et soigné. Nous nous arrêtons pour déjeuner dans un village d’agriculteurs : quelques maisons de bambou ou de pierre, beaucoup d’enfants riant, courant, avides de photos, des femmes enturbannées qui travaillent la terre, des hommes qui fabriquent des paniers en bambou. Nous déjeunerons dans un grenier rempli de grains de maïs : quel délice suprême pour nos pieds!!! Expérience à tenter au moins une fois dans sa vie… ;) Au menu : soupe de noodles et feuilles de salade, gâteaux et bananes.



3h de marche plus tard, nous arrivons, fatigués mais heureux, au monastère qui sera notre abri pour cette première nuit. L’endroit est accueillant mais rudimentaire : mangeoire en guise de douche, couches et couvertures à même le sol en guise de lit. Nous croisons quelques touristes qui, comme nous, sont en trek, mais tous de Kalaw à Inle, sur l’itinéraire inverse. M se rencarde immédiatement sur la difficulté des 2 jours suivants : il faut croire que le plus dur est passé! J Le dîner, concocté par notre guide-cuistot est excellent, et nous savourons les bouteilles de Myanmar Beer achetées plus tôt au village. Soirée à la bougie en compagnie des guides, où nous aurons le plaisir de leur apprendre les rudiments de français pour les prochains touristes… Pas simple, le français… avant d’aller nous coucher, notre guide en chef nous prévient qu’à 4h du mat, la vingtaine de jeunes moines novices du monastère se réveille pour la prière matinale. Nous pouvons y assister si nous le souhaitons, ou continuer à dormir. Choix vite fait.


Ce que le guide ne nous avait pas dit, c’est que la prière des jeunes moines a lieu dans la même salle que celle où nous dormons. Réveil donc à 4h du mat au son des voix jeunes mais fortes des novices. Ca n’est pas spécialement joli, mais c’est très long. Lever officiel à 6h car le départ est prévu à 7h30. Bilan de la nuit : M n’a pas dormi, car LT a bien dormi mais il a ronflé. Sympa. En tout cas, nous avons tous les deux eu très très froid.

Aujourd’hui, jeudi donc, 7h de marche prévues au programme. Nous devons partir tôt car le soleil tape très fort à partir de 13h, et se couche toujours très tôt, vers 17h30. Nous alternerons pentes ascendantes et descendantes, mais la chaleur sera écrasante toute la journée. Paysages toujours aussi magnifiques, enfants toujours aussi magiques. Le guide nous explique les légendes des villages que nous traversons.


Déjeuner rapide dans un boui-boui au bord d’une route puis reprise de la marche pour arriver (enfin!) à l’étape de notre 2e nuit. Nous voulions du local, nous voilà servis : ce soir, nous dormons chez l’habitant, dans une famille de cultivateurs, dans un village de 10 maisons. La grand-mère a eu 10 enfants, et aucun n’aura droit à l’éducation, faute de moyens. Tout le monde reste donc à la maison pour faire tourner la baraque : cultiver, labourer, nourrir le bétail, aller vendre les récoltes… Nous dormirons à même le sol, dans la maison principale, en pierre, tandis que les enfants et le bébé seront relégués dans la dépendance en bambou, où nous estimons que le froid sera encore plus mordant. Dans la pièce où nous dormons, il y a au mur quantité de cartes postales de Paris laissées par des anciens voyageurs… Quelle affaire que de leur expliquer que tous ces monuments sont dans une même ville, que, pompom sur la pomponette, nous avons des monuments sur lesquels coule de l’eau, denrée rare pour les Birmans et que Non, nous n’avons pas enterré nos rois sous la pyramide du Louvre ! J De l’eau de source coule d’un tuyau dans le jardin, ce sera notre douche. C’est gelé mais tant pis, ça fait trop du bien de se laver, même si c’est compliqué de faire ça correctement quand quelques paires d’yeux sont braqués sur vous… Petite promenade dans le village ensuite où M distribuera les rouges à lèvres achetés à Yangoon pour les paysannes. Elles semblent RA-VIES, une fois qu’elles ont compris de quoi il s’agissait… J Puis, dîner à la bougie et échanges de petits mots souvenirs avec les guides avant de rejoindre nos couches. Bilan de la nuit : pas de sommeil, ni pour nous, ni pour Eric. Trop froid, trop dur… On voulait du local hein!! J




Réveil un peu dur, mais nous sommes soulagés d’apprendre qu’il ne nous reste que 2-3h de marche pour atteindre Kalaw, ses lits douillets et ses douches chaudes…


Kalaw, nous voici! La ville est minuscule, nichée au creux des montagnes, toute mignonne. Libby, la femme d’Eric, s’est occupée de nous réserver une chambre. Quel bonheur!! Il nous faudra une douche, un gros déjeuner et qqs heures de sommeil pour réaliser que nous sommes tous les deux malades comme des chiens, et c’est reniflant, crachant et toussant que nous passerons l’après-midi de vendredi et la journée de samedi à Kalaw, en grande partie dans notre lit… (heureusement, nous avons quelques films en stock;)). Et, en exclusivité, nous avons testé pour vous:

:)

Nous ne pouvons pas quitter Kalaw avant lundi soir, faute de place dans les bus. Nous passerons donc notre dernière journée de mardi à Rangoon avant de nous envoler mercredi pour ouvrir le prochain chapitre : destination Laos! Dans tous les cas, ça n’est pas un gros rhume qui va nous empêcher de profiter de nos derniers jours au Myanmar… Nous vous embrassons tous bien fort. Croyez-le ou non, mais vous nous manquez…

La Magie des eaux du Lac Inle!

Aujourd’hui, nous voilà partis pour une cette fameuse croisière sur le lac, dans un bateau à moteur typique du coin, en compagnie des 2 canadiennes rencontrées hier soir et de 2 russes. Le principe même de la croisière fait un peu promène-couillons, tous assis les uns derrière les autres dans la barque, mais bon, c’est le moyen le plus sympa ici de visiter le lac et ses environs, donc c’est parti pour une bonne journée sur l’eau! Départ vers 8h du mat (on n’est plus habitués, nous, à se lever si tôt…) direction le marché ultra-local, à 1h de bateau. Le lac est surtout connu pour ses pêcheurs qui rament avec une jambe tandis qu’ils pêchent avec l’autre bras : cette technique est unique au monde et n’existe nulle part ailleurs. Malheureusement, nous n’en verrons que très peu car ce jour est en quelque sorte « férié » et la majorité des locaux se rendent au temple pour faire leurs offrandes. N’empêche que les quelques pêcheurs typiques que nous croiseront nous laisseront sans voix : mais comment font-ils donc pour tenir en équilibre??? Sur le chemin du marché, nous passons par les premiers villages flottants. C’est impressionnant! Ici, les maisons sont toutes sur pilotis et les routes sont remplacées par des bras d’eau. Tout est paisible et serein. Nous nous arrêtons soudain sur le bord d’un chemin de boue, et le guide nous baragouine que le marché se trouve à « 20mn walk from here ». Le chemin est horriblement boueux et glissant, et il nous faudra pas moins d’une heure pour rejoindre le marché, avec des passages où l’eau nous arrivera aux genoux… Typique! ;)


Le marché vaut le détour. Les cultivateurs et fermiers locaux viennent y vendre leurs récoltes ou leur bétail, et nous voilà assaillis d’odeurs et de couleurs dans tous les sens. C’est bruyant et grouillant de monde, mais tout cela respire la joie, et les rires fusent sans cesse en provenance des étals.


De retour sur le bateau, nous serons doucement promenés à travers les villages, les jardins flottants, les plantations de tomates sur l’eau, et nous découvrirons en vrac une fabrique artisanale de bijoux en argent, une fabrique textile tout à fait rudimentaire, un monastère flottant… Ce lac est décidément magnifique, si paisible! Nous ne savons plus où donner de la tête entre le calme plat des eaux, le bleu parfait du ciel, les couleurs chatoyantes des tenues et le vert profond de la végétation qui nous entoure (et aussi le rouge cuisant de notre peau à la fin de la journée…).


De retour sur la terre ferme au coucher du soleil (les bateaux ne naviguent plus à la nuit tombée), il nous faut organiser notre trek. Départ demain ? Jeudi ? Avec qui ? C’est là que nous croisons la route d’Eric, un américain de 26 ans qui visite le pays avec sa femme. Elle est malheureusement blessée et ne peut pas marcher, mais lui est bien décidé à grimper! Ensemble, nous dénichons une agence de trek qui nous organise tout le tralala. Départ demain matin pour 3 jours et 2 nuits de trek pour rejoindre Kalaw. Nos sacs sont pris en charge et voyageront en bus, nous emmènerons donc le strict minimum (qui pèsera déjà assez lourd comme ça…). Nous sommes RA-VIS, même si M serait bien partie jeudi matin, me dit-elle. Besoin d’un jour off? On se le prendra après le trek, allez. Pensons à tous nos amis qui se lèvent courageusement tous les jours pour aller bosser, et ne nous plaignons pas. Ok, me dit-elle, non sans avoir négocié avec le guide un départ à 10h demain au lieu de 8h. C’est pour ça que je l’aime! ;) Bonne nuit les petits…

De Mandalay au Lac Inle...


Nous arrivons à Mandalay dans la nuit de vendredi à samedi après 9h de bus, toujours aussi folkloriques. Nous venons ici pour visiter la merveille locale : le pont U-Bein, plus long pont en teck du monde (1,2 Km environ), qui résiste depuis toujours aux assauts du vent et des intempéries. Hop, nous voilà sur notre motocyclette dès samedi matin, direction 11 Km au sud de la ville. Le pont est effectivement magnifique, unique. Chaque extrémité donne sur un village et toute la journée, nous resterons à flâner ici et là, à regarder les villageois traverser dans un sens ou dans l’autre… Déjeuner face au pont puis petite sieste sur un des nombreux bancs en bois (nous serons d’ailleurs pour un temps l’attraction du pont, et c’est nous qui serons pris en photo!).

C’est dans cette quiétude que le soleil décidera d’aller se coucher. Il est temps pour nous de prendre place à bord d’un des petits bateaux en bois pour immortaliser ces couleurs absolument somptueuses. Quel calme et quelle sérénité!... La preuve en images!!

Ce soir, on fête notre premier mois loin de vous, et après moultes aventures pour réussir à faire ouvrir notre bouteille de vin (mais si, souvenez-vous, cette bouteille qu’une famille Belge nous avait si gentiment offerte), nous la boirons à notre santé, et à votre santé, assis sur des petits tabourets en plastique, en dégustant des chapati merveilleux dans un étal de rue. Mythique! ;)
Dimanche sera réservé à la visite de Mandalay… ville sans grand intérêt majeur hors du pont. Nous passerons tout de même regarder les fabricants de feuilles d’or. Bluffant! En partant d’une pépite d’or déjà petite, les hommes tapent dessus à coup de maillet pendant 30mn avant de séparer le résultat obtenu en plusieurs morceaux qui sont à nouveau frappés pendant 5h non-stop. Au final, on obtient de fines feuilles d’or de moins de 0,001 mm d’épaisseur, que les birmans vont offrir en offrande à Bouddha, dans les pagodes ou les temples. Nous aurons même droit d’y goûter, car oui, l’or se mange, et c’est bon pour le cœur!!!! ;) Allez, on se laisse convaincre et c’est avec 10 feuilles d’or en poche que nous repartirons.
En route pour récupérer notre bus pour Kalaw, nous rencontrons Michael, un anglais de 45 piges, qui nous conseille plutôt de filer directement au Lac Inle, pour ne pas rater le fameux Ballon Festival… Ca tombe bien, c’est sur la route du bus, et même pas plus cher. On se dit why not, d’autant plus que le trek Kalaw-Inle que nous voulions faire peut aussi se faire d’Inle à Kalaw! Nous arriverons 10h plus tard (à 5h du mat…) à Nyaungshwe (au bord du lac). Les taxis sont chers et notre anglais est radin… Il ne veut pas payer et nous dit d’attendre, qu’on peut trouver moins cher. Comment vous dire : il fait très froid, il est très tôt, nous sommes fatigués de n’avoir, une fois de plus, pas fermé l’œil de la nuit dans ce bus infernal. Soudain un camion passe, Michael  l’arrête et nous voilà tassés tous les trois avec trois autres birmans dans cette cabine minuscule. Expérience intéressante. Et gratuite! Ils n’accepteront pas les quelques billets que nous leur tendrons… A cette heure matinale, les guest house ne sont pas encore ouvertes et il fait beaucoup plus froid ici que partout ailleurs dans le pays!!! On se les caille sévère. Heureusement, ¼ d’heure plus tard nous serons au chaud dans notre lit, grasse mat’ bien méritée.


Départ à 16h pour le ballon festival, avec une dizaine d’autres jeunes dénichés par Michael : canadiennes, américain, portugaises, suédois… tous entassés dans le même pick-up! Route infernale. Nous arrivons finalement sur une esplanade de pelouse géante pleine de plusieurs milliers de birmans surexcités. Le festival n’est pas à la hauteur de nos espérances : nous attendions une multitude de ballons, mais nous n’en verrons que cinq au total. Le principe est simple : chaque ballon est fabriqué par un groupe de quartiers ou de villages, et les nacelles remplies de feux d’artifice. L’un après l’autre, les ballons sont allumés et prennent de l’altitude, avant que les feux n’explosent de toutes parts et illuminent le ciel noir. Nous assisterons en direct, atterrés, au spectacle d’un ballon qui ne décollera jamais, mais dont la nacelle prendra feu, envoyant ses fusées à droite à gauche, au beau milieu de la foule. Plusieurs personnes seront brûlées et emmenées en ambulance, mais tout cela semble normal! Nous passerons quand-même une soirée trop sympa avec les canadiennes et le ricain, bonne quantité de bière locale aidant… et finirons sur un dance floor endiablé en plein air! Sont fous ces birmans.

vendredi 4 novembre 2011

Dernière nuit à Bagan : mémorable!

Nous choisissons de prendre notre dernier dîner ici au resto Aroma2, le meilleur Indien de la ville. Et pour cause! Un plat de poulet avec riz à volonté, sauces à volonté et chapati à volonté (pain indien délicieux), le tout servi sur une feuille de bananier. Un pur délice, et madame est ra-vie!


Ensuite, comme promis, nous retrouvons nos hôtes de la veille, la famille d'artistes de Toe Toe (nom de la mama). Malheureusement, le synthé est définitivement cassé... La soirée n'est pas perdue pour autant, alors après une démonstration de trompette du grand-père, la télé s'allume sur un concert de Justin Bieber. Tous les enfants, de 3 à 18 ans, imitent à la perfection leur star préférée. Un spectacle de danse improvisé qui nous a bluffé!!


Ça ne s'arrête pas là pour autant. Tout le monde semble passionné par LT et ses "golfes", signe de beauté chez les birmans. Ni une ni deux, l'idée leur vient de lui faire essayer le costume traditionnel de danse birmane, cousu par l'oncle et porté par le fils-star (T-shirt rouge) lors de ses spectacles. Costume et maquillage vont de paire, les images en témoigneront pour toujours... ;)


Une fois les préparatifs terminés, avec l'aide du cousin, de l'oncle, du grand-père, du bébé et du chien, sans compter les 20 paires d'yeux vissées sur l'oeuvre, voilà LT qui enchaîne à son tour les positions de danse traditionnelles, suivant les conseils de "Justin Zay Gabar" (Justin pour qui vous savez;)). A la question d'LT: "First time for a tourist to be dressed with your costume?" la réponse fuse: "Yes! Yes! First time! You would be famous here!!". Puis évidemment, petite séance photo sous les éclats de rire de toute la famille. Trop contents de vivre ça avec nous, ils nous offrent des vêtements locaux: chemises et longyi. En guise de remerciement, LT laisse à Justin son t-shirt "Mont Blanc, French Mountains". Nous voilà donc avec un Justin  habillé en européen et un LT habillé en birman ;)
Ils insistent ensuite pour nous emmener à une fête birmane 100% locale, 100% garantie sans touristes. Nous nous retrouvons dans une sorte de théâtre de rue à mi chemin entre spectacle de guignol et cabaret Moulin Rouge: derrière la scène se cachent les "acteurs" et "actrices" maquillés, déguisés, et nous suivrons la pièce en direct des coulisses. Nous n'avons malheureusement qu'une seule photo pour en témoigner, saleté de batterie...

Cette soirée restera gravée dans nos mémoires, ainsi que cette famille. Les adresses mail ont été échangées, et nous sommes attendus l'an prochain, le temps que l'oncle puisse coudre à LT un costume à sa taille!! ;)

Bref, voilà déjà un mois que nous sommes sur les routes de l'Asie et comme vous avez pu le remarquer, nous allons plus que bien!! Nous pensons bien à vous tous même si notre vie parisienne nous semble déjà très loin, comme si elle ne nous appartenait plus vraiment... C'est très étrange comme sensation! Qu'est-ce que cela sera dans 5 mois... ;) En tout cas, il y a de nombreuses choses que nous aimerions vivre ici avec vous, for sure... Nous nous surprenons souvent à dire, "Ah si un tel était là..." etc. Alors, tous ceux qui nous ont dit qu'ils y songeaient, venez!!!!!!
Nous quittons Bagan tout à l'heure, direction Mandalay et son fameux pont U Bein... On vous embrasse bien fort et à bientôt!! :)

Bagan, la cité royale


Nous quittons Ngapali Beach samedi matin en versant presque notre petite larmichette : on ne reverra pas l’océan, pardon le Golfe du Bengale, avant un bout de temps! Direction Bagan, la cité royale, avec un arrêt obligatoire à Pyay, complexité des transports oblige… Les 10h de bus qui nous séparent de Pyay seront infernales, vu que nous avons hérité des pires places du bus, juste au-dessus des amortisseurs arrière… une vraie montagne russe pour nous tout seuls! Pyay n’a pas grand intérêt, c’est juste une ville de transit. Nous sommes obligés d’y passer la journée de dimanche, après une nuit chaotique (un pigeon était coincé dans la grille de la clim dans notre chambre, et a essayé de se libérer toute la nuit. Nous avons aussi entendu des rats couiner juste au-dessus de nos têtes. Nuit vachement sympa). Heureusement pour nous, notre bonne étoile nous a conduit tout droit vers THE bon plan de la ville, un hôtel de luxe avec piscine, et la gérante a été ok, moyennant quelques kyats, pour nous laisser nous baigner. C’est donc sur des transats au bord de l’eau que nous passerons notre après-midi! ;)
Départ dimanche soir en train jusque Bagan. Trajet tellement mémorable qu’un coup de gueule entier lui est destiné (voir plus bas coup de gueule n°4).


Et là, fidèles followers, nous franchissons les portes de la ville-beauté. Bagan, cité paisible et royale, terre de temples et de pagodes. Finies les rues sales et grouillantes, finie la pollution des voitures sans âge et des motorcycles. Ici, tout n’est que verdure, bleu du ciel et briques rouges des temples. Le roi de Bagan a fait ériger ici près de 2 400 pagodes et temples répartis inégalement sur des kilomètres de plaine verdoyante. C’est sublime. Nous passerons 2 jours sur nos vélos, à arpenter les chemins de sable, découvrant ça et là les bâtiments ancestraux. A chaque nouveau virage, une nouvelle pagode, et à chaque nouvelle pagode, une nouvelle histoire, de nouveaux secrets à découvrir, de nouveaux Bouddha géants… On se croirait en plein décor de film, sur le tournage d’un xième Indiana Jones (d’où le chapeau d’LT pour ajouter à l’ambiance…)



On ne peut pas passer par Bagan sans profiter de la vue qu’offrent certaines pagodes aux deux meilleurs moments de la journée : le lever et le coucher du soleil. C’est donc à 4h45 que notre réveil sonne en ce mercredi matin… 30mn de vélo jusqu’au spot repéré la veille : une pagode sur laquelle nous pouvons grimper assez haut pour profiter d’une vue magnifique sur la plaine et le sommet de centaines de temples. Pour l’instant il fait nuit noire, mais le ciel, bientôt, se teinte de nuances pourpres, dorées et flamboyantes. C’est vraiment un instant unique. Nous voyons passer toutes les couleurs de l’arc en ciel avant qu’une boule dorée incandescente ne fasse son apparition juste au-dessus de l’horizon. Nous voilà illuminés. C’est le moment que choisissent 3 montgolfières pour s’élever lourdement au-dessus de la plaine. C’est beeeeaaaaauuuuuuuuu!

Le même soir, nous accompagnerons le soleil jusqu’à son coucher, par delà les montagnes. La preuve en images!

Expérience culinaire assez originale pour le dîner : nous testons un restaurant birman typique tenu par une famille au grand complet, et ce ne sont pas moins de 26 plats qui se matérialisent d’un coup sur notre table!! Poisson, poulet, bœuf, mouton, patates, légumes, œufs, tripes… Comment vous dire? C’est typique, en effet. En plus, nous sommes seuls dans l’immense salle en plein air. La famille est adorable, ce sont tous des artistes! Entre le grand-père trompettiste, la mère et la fille danseuses, le fils chanteur et danseur, nous voilà embarqués dans un florilège de démonstrations, chants et éclats de rire. C’est top. Le fils de 18 ans, fan de Justin Bieber, est même une star locale! Quand ils apprennent qu’LT joue du piano, ils veulent une démonstration sur le synthé familial. La chose est quelque peu cassée, mais rendez-vous est pris pour demain soir pour mêler piano, guitare, batterie et voix… ça va être du lourd! ;)

Jeudi, on se prend un day off. Allez, ça nous fera du bien! Bientôt un mois qu’on voyage, et on a pris un peu de retard sur la toile, alors voilà, on déniche une connexion Internet pas trop merdique et on essaye de vous faire partager au mieux ce que nous vivons ici. C’est bon de reprendre un peu contact avec le monde extérieur, et vos messages, comments, petits mots et likes sur FB nous font vachement plaisir!! J Ce sera aussi pour nous l’occasion de récupérer une vraie bouteille de vin, qu’une famille belge rencontrée hier sur une pagode avait promis de laisser à la réception de leur hôtel pour M. Chose promise, chose due, c’est avec une bouteille de rouge, des savons, shampooings et brosses à dents d’hôtel que nous repartirons, les bras chargés. Merci à eux! Nous l’ouvrirons pour fêter notre premier mois de vadrouille samedi soir!
Le récit de notre dernière nuit à Bagan avec la famille d’artistes vaut le détour, et a droit à un Post à lui tout seul…

On vous embrasse tous bien fort, et continuez à nous donner de vos nouvelles, on adore ça! J

jeudi 3 novembre 2011

Folie de Yangoon, calme de Ngapali

Dimanche, nous décidons de mettre notre temps libre à profit pour nous rendre au lac XXX, un peu au Nord du centre ville. Mine de rien, on se sent plutôt OK pour une journée plus calme, plus soft au niveau
parcours… Arpenter les rues d’un centre-ville en pleine effervescence, on ne fera pas ça trois jours d’affilée. .. Le lac est magnifique, calme et serein. Un sanctuaire flottant, tout d’or vêtu, nous y accueille, et nous arpentons doucement les ponts de teck qui surplombent l’eau. Au détour d’un virage sur un des ponts, nous
apercevons au loin la Paya Shwedagon, qui se reflète sur les eaux calmes. Ce pays ne sera donc vraiment qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté? Nous le pensons, assis face à la Paya, quand soudain une
puis deux puis trois grosses gouttes de pluie nous tirent de notre torpeur. Une vraie pluie de mousson s’abat d’un coup sur nous!! Nous trouvons un abri de fortune sous de gros palmiers, mais nous ne
tiendrons pas longtemps. Heureusement pour nous, la magie du Myanmar opère à nouveau, sous la forme de 2 étudiants qui nous proposent immédiatement leurs parapluies pour nous accompagner jusqu’à l’abri le
plus proche.  Leur plaisir de nous aider est palpable, et pour nous, ils sont un don du ciel. L’averse durera ½ heure… Merci à eux…

                             
De retour dans le centre-ville, nous croisons le chemin de 2 voyageurs (1 Hollandaise et 1 Italien) avec qui nous partagerons notre dîner. L’anglais et la bière coulent à flots, tout va bien! De retour à la Guest, notre équipe s’enrichit d’un autre Hollandais et d’une Suédoise, avec qui nous décidons de suivre les conseils de notre hôte et de nous diriger vers une ruelle plutôt sombre qui abrite, selon lui, un bar local. En fait de bar, nous trouvons une sorte de garage aménagé dans lequel un groupe de birmans se tord de rire à essayer de
comprendre ce que nous voulons boire. Heureusement, le mot bière semble se faire comprendre correctement partout.  C’est donc autour de verres bien frais que nous passerons quelques heures à discuter tous ensemble, au milieu des regards incrédules et des fou-rires locaux. Soirée mémorable.
Nous profitons de lundi pour nous détendre, trouver un accès Internet potable pour publier notre dernier post, et découvrir le « centre commercial » (les guillemets ici ont toute leur importance) et flâner
encore un peu dans les ruelles encombrées. Top départ mardi midi, c’est parti pour 18h de bus depuis la capitale vers la plage de Ngapali, au Sud-ouest du pays. Nous voyageons avec notre pote Oscar, un des Hollandais rencontrés ici, qui nous accompagnera un moment! Ce voyage, disons-le franchement, sera
insupportable. Un véritable enfer.  Imaginez un bus à peu près normal, avec clim, sièges inclinables et télé en état. Imaginez aussi 3 pauvres touristes perdus au milieu des birmans crachant leur salive dans de petits sacs en plastique accrochés à leur siège, des clips d’amour birmans à la télé, volume 3500 décibels, quelques arrêts pipi seulement, un siège cassé pour M (le seul du bus évidemment), des contrôles de passeport à 3h du mat au milieu de nulle part avec policiers antipathiques, 0h de sommeil pour LT, une escapade dans un
fossé pour contourner un bus en panne sur la route… On en passe, et des meilleures…
Bref, nous vivons notre arrivée à Ngapali comme une libération suprême. Et pour cause : la plage est idyllique (la plus belle que nous ayons vue jusqu’à maintenant). Arrivés en milieu de matinée mercredi, nous passons la journée entre demi-sommeil et bains de mer, en attendant le sunset et ses couleurs envoûtantes. L’endroit est paradisiaque et note hôtel (avec ses chambres à 20$) n’a rien à envier aux complexes de luxe qui sont juste à côté!!! La haute saison n’ayant pas encore vraiment commencé ici, nous passerons les 3 prochains jours quasiment seuls avec Oscar. La plage est à nous, et nous en profiterons bien au-delà du raisonnable, tiraillés entre jus de fruits frais, cocktails bien serrés, et fruits de mer grillés, directement
sortis des filets! 
                           
Nous vivrons, jeudi en fin d’après-midi, une escapade mémorable dans le village de pêcheurs qui borde l’extrémité sud de la plage. Sur nos vélos, nous déambulons tranquillement le long de la seule route principale, au milieu des filets de poissons qui sèchent au soleil, des rires et des « Mingalabar » (bonjour) enjoués des habitants. C’est extraordinaire de voir à quel point ces gens sont pauvres, et de réaliser que notre passage les réjouit vraiment. Arrivés sur la plage, le poisson pêché s’amoncelle au soleil, et les bateaux arrimés attendent la nuit avec quiétude. L’odeur de poisson est très très forte, mais pas dérangeante. Quelques enfants s’approchent timidement de nous, et c’est bientôt une ribambelle de gamins en maillots de bain ou pyjamas qui viennent nous entourer, rire avec nous, prendre des photos avec nos appareils et éclater de rire en voyant les écrans, nous offrir des coquillages qu’ils ont ramassés ça ou là, grimper sur
nos vélos… Certaines mères vont même jusqu’à obliger M à prendre des photos avec bébés, enfants, familles.


Oscar me glisse quelque chose comme : « Tu vois, ces gens sont heureux comme ça, ils pêchent, vivent de leur travail, construisent leurs propres bateaux, se nourrissent et se logent correctement, et ont l’air heureux. Qui voudrait changer ça?» Je pense qu’il a raison, mais c’est tout de même difficile à envisager, que ça ne change pas. Un jour ou l’autre, le monde les rattrapera. Nous repartons les poches pleines de coquillages offerts, avec le sentiment d’avoir laissé derrière nous de vrais instants de bonheur à ces enfants, mais d’avoir reçu infiniment plus d’eux. Sentiment curieux, à mi-chemin entre joie de la découverte et
impossibilité de leur donner beaucoup plus, à notre niveau… Nous profiterons du sunset autour de quelques verres, dans un restaurant un peu particulier, qui se trouve encerclé par la mer à marée haute. Nous y repartirons dans une nuit noire, de l’eau jusqu’aux genoux, à parcourir la centaine de mètres qui nous séparent désormais de la plage ! Nôtre dîner est exquis, pris dans un petit restaurant de poissons en bordure de route. Nous avons décidément bien fait d’atterrir ici!! ;)


Coup de Gueule d'LT n°4

Voyage en train entre Pyay et Bagan. Départ du train prévu à 22h
dimanche, arrivée prévue à 8h du matin lundi, soit un voyage de 10h.
Arrivons à la gare à 20h30. On nous dit que le train arrivera
finalement entre 22h et minuit, et que les tickets sont en vente à
partir de 23h. Nous sommes trois étrangers et une quinzaine de Birmans
dans une gare au milieu de nulle part, dans la campagne. Nous lisons
un peu pour faire passer le temps jusque 23h. Là, l’officier nous dit
que le train sera plutôt là vers 1h30 du matin, soit un retard de
3h30, qui décale d’autant notre arrivée. Nous réussissons à nous
endormir à même le sol, sur le béton froid, malgré les ronflements
birmans, les insectes dans nos oreilles et nos cheveux, et le son
grésillant d’une vieille radio. Réveillés par nos amis Birmans qui
commencent à s’agiter au son du train qui arrive enfin. Il est 2h30 du
matin, soit un retard de 4h30. Le train est plutôt confortable et nous
nous endormons vite. Réveil naturel à 8h30, le soleil tape déjà fort
et il fait déjà très chaud dans le wagon. Théoriquement, il nous reste
4h de trajet, nous devrions donc arriver vers 12h30. 30mn plus
tard, il est 9h, un des wagons déraille. Nous sommes au milieu de
nulle part, dans des champs. Nous laissons passer 2h, transpirants
dans le four qu’est devenu notre wagon. Un officier me dit qu’il faut
encore patienter 2h pour remettre le train sur les rails. Il est 13h
quand on nous apprend que l’équipe de réparation vient juste
d’arriver, et qu’il leur faut 2h pour réparer. La chaleur est quasi
insupportable et nos rares sorties hors du train sont à peine
rafraichissantes. A 16h, le train se remet en marche, et il ne nous
faudra pas 4h mais 8h30 pour atteindre notre destination. Nous
arrivons a Bagan a minuit et demie, soit 22h après notre départ de
Pyay. La distance qui sépare ces 2 villes est de 200Km.

Bienvenue dans le monde merveilleux des transports birmans (gérés par
le gouvernement…).

dimanche 23 octobre 2011

Transfert du paradis malais vers le pays du sourire : Yangoon, Myanmar.

Après une dernière journée de farniente sur Pantai Cenang, une dernière séance de shopping pour trouver le magnet qui tue pour LT, et une séance de pose devant la future maison de M, bye bye Malaysia! Nous quittons Thomas & Léonore, peut-être les recroiserons-nous plus tard dans notre périple? Avec grand plaisir de notre côté, pour méfu quelques clopes en passant! ;)


Après 2 vols successifs (Langkawi-KL / KL-Yangoon), toujours avec nos potes d’Air Asia, nous voilà fraîchement débarqués à 19h, heure locale, dans la capitale birmane. Il fait déjà nuit noire, et ce sera notre premier aperçu : les journées sont courtes! Après moultes discussions avec les Taxi Boys, nous sautons à bord d’un van/taxi intérieur cuir/dentelle direction le centre-ville pour trouver une Guest.

Nos premiers sentiments sur la route : c’est plutôt propre et les rues sont bien dessinées (le plan de Yangoon  est le même que celui des villes américaines avec rues parfaitement quadrillées et portant des numéros en guise de nom), mais c’est toujours autant le bin’s sur la route (voire plus) qu’en Malaisie… Quelques locaux pieds nus dans la rue, des enfants qui tentent de nous vendre des fleurs à un feu rouge, des poubelles qui commencent à faire leur apparition à droite à gauche… Ca sent quand-même la pauvreté à plein nez.

Arrivée à une Guest (après un échec dans la première), une modeste pension très propre et accueillante, tenue par une famille, et c’est le petit garçon, à peine 8 ans, qui nous reçoit, nous rend la monnaie et nous donne la clé de notre chambre. Ici, les journées sont courtes et les restaurants ferment à 21h pour la plupart. Nous réussissons à trouver un minuscule resto local tenu, ici aussi, par une famille au complet qui nous reçoit et nous nourrit avec le sourire, malgré l’heure tardive. Adorable. On s’est fait notre premier pote en ville! « Come to see me if you have any question, any problem! ». Sa soupe de pois est délicieuse, ses galettes fourrées aussi, et la bière d’ici n’a rien à envier à la nôtre.

La pension fournit le petit déj avec le prix de la chambre, dispo sur le roof top entre 8h et 10h. Présents à 9h, le buffet est rincé. Bon, on fera mieux demain. Au programme aujourd’hui : découverte de la ville et opération changement de nos dollars en Kyats, la monnaie locale (prononcez tchats). Changer la monnaie ici n’est pas chose simple car au taux officiel en vigueur, fixé par le gouvernement, s’oppose un taux dit « au marché noir », infiniment plus intéressant. Il faut donc veiller à ne pas se faire avoir et avoir recours au fameux marché noir sans hésiter. Nous avons une somme en dollars US fixe pour nos 4 semaines dans le pays, aussi plus le taux que nous trouvons sera intéressant, plus notre pouvoir d’achat sera important! Nous nous faisons accoster par Michael, un Birman sympa, qui nous propose un taux plutôt intéressant comparé à ce que certains hôtels proposent. Nous le suivons dans sa boutique minuscule pour parler business. Négociateurs avertis, nous arrivons à un accord des plus intéressants quand, en tendant nos dollars flambants neufs, nous nous entendons rétorquer que les n° de série de nos billets sont déjà dépassés et sont peu acceptés dans le pays… Ah parce qu’en plus d’être impeccables, non pliés et non chiffonnés, il faut que nos billets portent des n° de série particuliers?? Une grosse partie de nos billets sont donc voués à nous rapporter moins que le taux maximal… Poisse.  Un rapide coup d’œil au Lonely nous apprend que les taux peuvent être plus intéressants en début de semaine que durant le week-end. Nous changeons donc notre seul billet de 100$ avec n° OK et promettons à nos nouveaux partenaires d’affaires de revenir les voir lundi, ce qui les fait plutôt bien marrer : ils ont compris que nous étions des touristes, certes, mais des touristes intelligents et renseignés (merci copain Lonely…).

Il est temps pour nous d’attaquer la visite du centre-ville par une balade complète à travers les rues défoncées, les odeurs de poisson, les édifices coloniaux et les marchés bondés. L'ambiance des rues et les us des habitants rappellent l'Inde et l'Afrique (paniers sur la tête, pagnes pour les hommes...) Une chose nous éblouit : les sourires des locaux, émerveillés, qui nous regardent comme si nous venions d’une autre planète, ce qui est peut-être le cas, vu que les Birmans ont interdiction de quitter les frontières du pays… Aux sourires étincelants, que nous rendons avec la même vigueur, s’ajoutent parfois des commentaires lancés à toute voix : « You’re beautiful !! », « Lovely dress!! »… Une chose est certaine, on ne passe pas inaperçus ici et certains s'aventurent à demander une photo avec nous. En 4h de parcours, nous aurons croisé 3 touristes seulement. Autant vous dire que c’est très peu.
Une autre chose nous frappe : la peur de l’appareil photo. « No picture, we are not allowed ». C’est clair et ça n’appelle pas de commentaire. Nous essaierons tant bien que mal de voler quelques clichés à la sauvette, mais c’est presque mission impossible.



16h approchent, et nous sautons dans un taxi direction la Paya Shwedagon, plus grande et plus belle pagode bouddhiste au monde, avec son dôme étincelant (fameux stupa) recouvert de près de 60 tonnes d’or pur, et plus de 5 450 diamants étincelants (2 080 carats en tout), surplombé par un diamant de 76 carats. Comme tout lieu de culte ici, nous devons retirer nos chaussures et M se voit affublée de pagnes pour couvrir jambes et épaules. Ca sent. Je me fais quant à moi héler par une femme qui me vend illico presto un bouquet d’offrandes pour Bouddha. Arnaque. Je me retrouve comme un abruti avec mes fleurs, à ne pas savoir où les poser, et cherchant le bouddha du mercredi, jour de ma naissance. Tous ces gens me regardent ahuris quand je pose mon bouquet sur un muret alors qu’il faut le disposer derrière une statue d’éléphant. On ne comprend rien du tout.


Dans le sens des aiguilles d’une montre, suivant moines, nonnes et pèlerins, nous entamons la visite de ce lieu majestueux, impressionnant, étincelant, plein de bouddhas en tous sens, de sanctuaires, de bouddhistes agenouillés à prier, d’enfants rasés, d’or et de pierres précieuses.


C’est splendide et nous profitons juste d’un coucher de soleil rougeoyant, qui laisse place progressivement à la nuit, où la pagode brille de mille feux.


Après cette journée usante (le pied est noir et la jambe molle), petit resto italien (dur à trouver dans cette nuit noire à éviter les nids de poule) bien mérité!

La connexion Internet est très difficile à trouver et très lente à Yangoon, et même quasi inexistante dans le reste du pays. Nous ne serons donc certainement pas aussi réguliers dans nos posts! N’hésitez pas pour autant à nous donner de vos nouvelles par mail. Pour info, nous quitterons Yangoon mardi direction le Nord où nous enchaînerons tous les sites à voir en passant par les 2 grosses villes : Bagan et Mandalay. En espérant pouvoir vous le raconter aussi souvent que possible... Take care!