Affichage des articles dont le libellé est Thaïlande. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Thaïlande. Afficher tous les articles

jeudi 2 février 2012

Koh Lanta, sauvage, belle, mais pluvieuse...

Nous voilà seuls à nouveau, et il nous faut décider de notre programme pour les quelques jours qu'il nous reste à passer en Thaïlande! Nous ne voulons pas rester à Phuket tout ce temps, et décidons d'aller explorer un endroit encore inconnu : Koh Lanta! C'est pas parce qu'on a vu Denis à Siem Reap qu'on va s'en priver! Un bateau part ce dimanche pour Phi Phi, puis transfert direct à Lanta : c'est parti pour nous! Nous débarquons dans un véritable boat people en vrai : on ne se remet toujours pas du nombre de gens qui réussissent à grimper sur ce bateau avant qu'il ne quitte le quai... Invraisemblable! Au fur et à mesure de notre approche, les nuages se densifient et la pluie commence à tomber. Dîtes-donc, on n'a jamais signé pour ça, nous! C'est quoi, cette arnaque? En tout cas, l'île a l'air bien sauvage, et très authentique. Ils sont où les rouges et les jaunes, là? ;)
Après quasi 1h de taxi pour descendre, descendre, descendre, et atteindre la pointe sud de l'île, nous ne regrettons pas notre choix d'hôtel : une plage isolée, et seulement trois hôtels pour se la partager, c'est ce que nous appelons du luxe!! Bon, il ne fait pas beau, certes, mais l'endroit en lui-même est canon, et c'est ça qui compte...
Nous passerons ces 2 journées à profiter pleinement de ce cadre superbe : farniente, smoothies et contacts fréquents avec la France... Ça fait du bien aussi de poser ses sacs, sans programme, sans bateau ni bus ou avion à prendre! Oui, plaignez-nous... :) Repli rapide mardi, toutefois, car la pluie battante nous dérange en plein milieu d'un xième bain... Oui, ici aussi il ne fait pas beau, y'a pas que chez vous, même si nous avouons ne pas être victime du froid polaire.. Les ciels de fin de journée seront néanmoins superbes et nous tomberons amoureux de ce panorama sans jamais se lasser de toute cette eau qui nous entoure... Sommes quasi seuls au monde... Ça y est, nous l'avons notre petit coin de paradis... :)
Pour notre dernière soirée thaïlandaise, nous sortons le grand jeu : plat le plus ouf de la carte, qui nous arrive dans une assiette bouillante, crachant et fumant tout ce qu'il peut... Tous les yeux sont rivés sur notre table avant que la fumée ne se dissipe et que nous puissions attaquer... Un pur délice! 
Mercredi, journée voyage à outrance : lever pas trop tard pour attraper notre taxi direction le port au nord de l'île, puis bateau jusque Phuket puis taxi jusqu'à l'aéroport puis Burger King puis 3h de vol jusque Jakarta. Dur dur... :)
Nous quittons le sol thaïlandais en laissant derrière nous ces 4 mois passés sur le continent. Les 2 mois qui nous restent laisseront la part belle aux îles d'Indonésie, des Philippines et de Malaisie... A l'attaque, donc!

mardi 31 janvier 2012

Koh Tao, paradis du farniente

Notre arrivée à Koh Tao mérite d'être relatée ici avec le plus grand soin, au vu des circonstances!!!

06h45 : notre bateau accoste sur le port d'entrée de l'île. Nous nous réveillons tous les quatre un peu désorientés, pressés d'aller prendre notre douche. Ça tombe bien, nous avons reçu hier la confirmation de l'hôtel qui doit nous attendre ici avec un panneau à notre nom.
07h15 : les bagages sont enfin déchargés du bateau, et Bibiche a retrouvé sa chaussure. Mais pas de gars au panneau.
07h45 : impossible de joindre l'hôtel par téléphone, on se résigne à prendre un taxi pour nous emmener à bon port. A voir sa tête et le prix qu'il demande, ce doit être loin. Et isolé. Oups.
08h00 : arrivée à l'hôtel. C'est étrange, on ne dirait pas un hôtel normal... On commence par gueuler rapport au taxi qui n'était pas là, ce à quoi on nous répond que la connexion Internet était coupée. Ainsi que le téléphone. Et que c'est quelqu'un d'autre, autre part, qui avait convenu de venir nous chercher, mais eux n'étaient pas au courant. OK, laisse tomber la vieille excuse, mec. Et montre-nous les chambres, ok? Ah, elles ne sont pas prêtes? OK, bon ben on va prendre un p'tit breakfast alors!
09h30 : fin du breakfast, il est temps d'aller jeter un oeil aux chambres (oui, nous avons chacun passé un peu de temps sur le web, c'est pour ça).
09h40 : ah ouais... c'est pas mal, mais bon, on est plus dans la jungle qu'autre chose, on ne voit quasiment pas le ciel ni la soi-disant vue sur l'eau, et tout le monde ne se sent pas à son aise (sans parler des énormes araignées et des gros lézards qui paressent dans tous les coins...). En plus, il n'y a même pas de plage! Non mais on est où, là? ;)
10h40 : les douches prises, on se retrouve en bas pour commencer à réfléchir à un plan B. Le problème, c'est que beaucoup d'hôtels risquent d'être full, en plein milieu de la haute saison. On finit quand-même, après trois cent coups de fil vains, à tomber sur un hôtel qui à l'air très bien, avec des chambres libres. On leur promet d'arriver vite pour voir ça de près. On décide aussi de laisser tous les bagages ici, de faire comme si de rien n'était, et de se tirer pour de bon une fois qu'on aura confirmation que les chambres là-bas sont ok.
12h00 : après avoir traversé toute la plage, être passés par des villages de junkies et avoir maudit notre hôtel totalement loin de tout, nous trouvons enfin un taxi ok pour nous emmener voir l'autre hôtel.
12h20 : nous y voilà, et c''est beaucoup mieux! Chambres spacieuses et aérées, vestibules communiquants, plage privée, spot de massage et bar sur la plage. Il y a même une agence de plongée!! :)
12h50 : négociation avec le taxi pour qu'il accepte de nous emmener récupérer nos bagages au premier hôtel, avant de revenir ici les déposer. C'est compliqué, oui, on sait! Joli papa et monsieur Bibiche partent donc tout contents chercher les affaires de ces dames.
13h30 : retour au bercail après avoir expliqué calmement à nos ex-logeurs que nous n'étions pas à notre aise ici...
14h00 : direction la plage où ces messieurs retrouvent ces dames. Ouais, on a bien fait de venir s'installer ici. Ça aura pris du temps, mais quelle vue!!!! :)
Nous partons explorer les environs par la plage au moment où notre conscience nous dicte d'aller trouver un mojito qui se respecte. Sunset romantique et couleurs exotiques... C'est beau, l'amour!
Mojitos délicieux, et grillades de fruits de mer. What else?

Le lendemain, jeudi, journée "tampon" comme on dit dans le jargon vacancier. En gros, aujourd'hui on profite de la plage, et des multiples activités qu'elle propose. Au programme : plongée pour les enfants, massage pour les parents! Nous n'avons pas replongé depuis notre PADI à Sihanoukville il y a près d'un mois, et nous avons vraiment hâte de remettre le couvert (ou plutôt la bouteille). L'hôtel propose une dive en partance de la plage, donc pas de bateau à prendre, pas d'équipement à transporter, rien à faire quoi! Le pied! ;) On en reviendra heureux comme des enfants après un goûter d'anniversaire. Oui! :)
Même bilan pour les parents qui reviennent enchantés de leur séance de papouillage corporel! On va pouvoir profiter comme il se doit du sunset qui s'installe doucement... Ce soir, c'est dîner sur la plateforme qui surplombe l'eau et qui fait office de resto de l'hôtel! On n'est pas trop mal, quand-même... ;)
Notre troisième et dernière journée sur l'île se passera sur notre plage privée, encore et toujours! On ne change pas une équipe qui gagne! Nous recevons toutefois une bien triste nouvelle de France, qui nous fait nous sentir bien loin de nos proches, ce qui n'est vraiment pas facile. Départ ce soir pour rejoindre le continent dans notre ferry de nuit, mais le sommeil sera plus difficile à trouver qu'à l'aller... 

Nous arrivons au petit matin à Surat Thani. Nuit agitée. La promiscuité avec nos voisins est telle, dans ce bateau, que beau-papa se voit donner du "Good morning, Darling" par son voisin... :) Nous nous retrouvons entassés dans un tuk-tuk amélioré pour rejoindre l'agence de voyage, non sans peine. Quelques longues minutes plus tard, un taxi passe nous chercher et nous essaierons, tant bien que mal, de fermer l'oeil pendant les 3h qui nous séparent encore de Phuket. Arrivés à bon port, nous prenons possession de nos appartements (au sens propre, puisque notre chambre se compose d'une salle de détente, d'une chambre et d'une salle de bain, tout ça en 3 pièces, du jamais vu ici) avant de rejoindre la playa pour la dernière journée de monsieur et madame, qui décollent ce soir pour rejoindre l'hiver français... Derniers fruits de mer, derniers cocktails, derniers spring rolls, derniers bains... Snif!...


vendredi 27 janvier 2012

Koh Phi Phi Ley, The Beach.

Excitation générale en ce lundi matin : avons rendez-vous à 10h avec two-two pour filer sur The Beach. Avant, faut qu'on rince le buffet. Question de principe. Ça, c'est fait!
Le bateau s'éloigne des côtes de Phi Phi et nous ne tardons pas à discerner au loin, perdues dans tout ce bleu, les formes dentelées de Phi Phi Ley. Des falaises vertigineuses nous accueillent, en attendant de les contourner... 
...pour découvrir THE beach, la fameuse Maya Bay, planquée au fond d'une crique bleue turquoise, entourée de falaises verdoyantes... Bon, ceux qui ont vu le film doivent bien voir de quoi je parle, mais je vous assure, à voir en vrai c'est autre chose... Frissons en pagaille... Le seul truc, en s'approchant, c'est que la plage est noire de monde, et il faut loucher entre les cuisses des gens pour apercevoir le moindre grain de sable. On prend juste quelques photos là où Léo il a mis ses pieds et on va se trouver une petite langue de sable un peu plus loin, où, curieusement, il n'y a pas grand monde! Séance snorkeling : on en retiendra les brasses coulées au milieu d'un banc de centaines de mini poissons multicolores dans une eau transparente... Le rêve...
Two-two nous emmène faire le tour de l'île et nous arrête sur un spot de snorkeling cristallin. Il ouvre un packet de crackers qu'il jette à l'eau et là, des dizaines de poissons tropicaux se précipitent à la surface pour en profiter. On a compris le truc, et les petits pains que nous avons "prélevé" ce matin au buffet finissent à l'eau pour satisfaire notre appétit... ;) On trouve ça vachement drôle de jeter du pain sur ces genss dans l'eau  et les voir "attaqués" par ces bêtes... Séance bronzage/photo/ronflette sur le long tail avant de reprendre le chemin des plages de Phi Phi. Nous confirmons, ce spot est juste paradisiaque, et en s'éloignant un peu, on arrive même à se sentir seul au monde : c'est ça, le vrai luxe! :)
Snif... derniers mojitos et dernières crevettes grillées ce soir dans notre QG à nous : le Jasmin Restaurant. Nous dégoulinons littéralement d'UV...
Mardi, départ prévu pour Koh Tao à 13h, ce qui nous laisse le temps de rincer une dernière fois le p'tit déj avant d'explorer encore la faune marine de notre private beach...
A 13h, départ en long tail jusqu'au ferry : opération boat people, le retour : il fait une chaleur accablante!!! De Phi Phi, nous rejoignons Krabi, sur la côte Ouest du continent, avant de grimper dans un simili bus en affreux état pour 2h de ride jusqu'à la côte opposée. De là, nous reprenons un ferry pour y passer la nuit. Là où nous attendions un gros bateau avec couchettes et installations modernes, nous découvrons un mini-boat avec quelques couches en mousse en guise de lits. C'est parti pour 8h de traversée, arrivée prévue au petit matin sur l'île de Koh Tao...
(La nuit fût réellement très bonne pour nous quatre, mais l'histoire ne dit pas qui du bercement des vagues ou des trois carafes de blanc y ont le mieux contribué...)

jeudi 26 janvier 2012

Ko Phi Phi, promesses tenues!

Départ matinal direction Phuket ville et plus précisément le port, où notre bateau pour Phi Phi nous attend de pied ferme. Un peu boat people sur les bords, le bolide fend les flots direction le turquoise pur. Il fait chaud, très chaud, et notre impatience est difficile à contenir. Petit à petit, la forme d'une terre se dessine au loin, puis nous distinguons falaises abruptes, cocotiers et plages immaculées. C'est Phi Phi. Hihaaaa!
L'arrivée à l'hôtel est folklorique : des long tail viennent nous cueillir sur le pont du ferry, et nous déposent sur la plage, où nous attend un tracteur (si si). Nous grimpons dans la remorque du tracteur, debouts, pour parcourir... les 50 mètres de plage qui nous séparent de la réception! C'est à mourir de rire. La plage est somptueuse, et les couleurs nous laissent déjà rêveurs...
Là, au sein de l'hôtel, nous irons de surprise en surprise. C'est joli et les chambres ont trop la classe, d'autant plus que nous avons été upgradés suite à une erreur quelconque de réservation. A nous la pool villa avec, comme son nom l'indique, une piscine privée rien que pour nous quatre. Mais nous ne sommes pas venus ici pour nous baigner dans du chlore, nous lui préférons le sel. Ça tombe bien, nous disposons également d'une plage privée. Bon, ok, pas pour nous quatre quand-même, mais pour les résidents des villas du fond de l'hôtel, qui est immense. Ça ne fait pas grand monde, et pour nous, c'est notre plage à nous. Na. :)
Après-midi "détente" sur notre plage privée, donc. Rien à redire hormis quelques nuages. Tout le monde est ravi!! Nous sacrifierons, pour finir, aux us locaux en sirotant de parfaits mojitos frais, le temps que nos calamars et crevettes grillent sur les braises... Un petit coin de paradis, dîtes-vous? ;)
Dimanche, programme plutôt tranquille : buffet de petit déj rincé, snorkeling sur plage privée au milieu des poissons multicolores, buffet de déjeuner rincé, bronzette sur plage privée et bain de piscine quand soleil disparu derrière montagne! :)
(le poisson a été trouvé dans les vagues tel quel, je décline toute responsabilité...)
Au programme de ce soir, virée en ville! Par ville, entendons le centre de l'île, "là où se passent les choses"... Pour nous y rendre, un seul moyen possible : le long tail privé, qu'il faut trouver directement sur la plage, moyennant négociation. Nous arrêtons un premier groupe de locaux, mais la discussion ne prend pas, et la négo non plus : ils sentent l'alcool et rigolent bizarrement. Pas trop envie de grimper dans leurs barcasses... Nous finissons par trouver un personnage fort sympathique mais un peu tsoin tsoin peut-être : lui aussi rigole bêtement, mais il est sobre. Son bateau porte le n° 22, nous le surnommerons two-two. Madame Bibiche négocie avec lui, et avec brio, un package pour notre aller/retour de ce soir + notre virée de demain. Nous voilà embarqués, seuls sous les étoiles de cette nuit noire. Nous longeons les falaises au coeur d'une nuit d'encre, seuls. Authentique! Après 30 minutes de traversée, nous voilà au coeur de l'agitation de Kho Phi Phi : au calme et à la sérénité de notre coin de l'île, s'opposent ici néons, spots, décibels et population qui va avec. Il faut voir pour le croire. Nous évoluons au sein de ruelles minuscules, où s'entassent bars, pizzerias, échoppes de tatoos et dance floor endiablés. Dingue. Juste dingue. Nous sommes ici pour acheter quelques souvenirs et trouver une bonne auberge, ce que nous faisons avec brio (eh oui, encore lui). Nous dînerons "on the rock" : succulent. Smoothies et re-shopping avant de rejoindre two-two, toujours hilare. Le rendez-vous est pris avec lui pour demain matin 10h, direction THE island, THE place to see, THE best spot : THE BEACH!!

lundi 23 janvier 2012

Phuket, porte d'entrée sur les îles

Nous quittons donc Bangkok ce jeudi, laissant dernière nous la page Nord de la Thaïlande, prêts à attaquer la suivante : le sud, ses îles, ses récifs et son sable blanc…
Atterrissage à Phuket, passage obligé et porte d’entrée sur les îles les plus magiques. Paradis des prolétaires de tous pays, et du tourisme sexuel. Description terminée! ;) Nous nous installons, non sans peine (les aléas de la réservation de guest house par téléphone…), dans un hôtel de Patong, carrefour ludique et alcoolique de Phuket. Les quelques rues que nous découvrons sont bruyantes et sentent la bière de la veille. Sympa.
Avant toute chose, il nous faut toutefois organiser les transferts de nos prochains jours car nous retrouvons les parents de madame demain pour une virée dans les îles, il s’agirait de présenter un dossier béton! Ce n’est pas simple mais nous finissons par comprendre le truc, ou plutôt à faire comprendre le truc à notre interlocutrice, dans une minuscule agence de voyage sur-climatisée (il doit faire pas loin de 40° dehors). Billets en poche, direction la playa, nous avons hâte de faire trempette dans le sel, qui nous manque depuis trois bonnes semaines!
Et là, chers amis, ça n’est pas une plage que nous découvrons, mais un tapis humain, une masse grouillante de graisse, de tatouages et de piercings. Parcs de baignade délimités pour ne pas déranger les jet skis, transats à louer pour 5€ par personne, c’en est un peu trop pour nous. Piscine de l’hôtel? Ouais, ok,  piscine de l’hôtel.
Ce soir, on veut s’offrir un joli petit sunset et un joli petit cocktail, les spots ne manquent pas. On s’en repère un dans le Lonely… que nous ne trouverons jamais! Pas grave, on n’a (presque) pas raté les meilleures couleurs et on accompagnera tout de même le soleil dans sa course, installés au bord de l’eau. Pinard, poisson. What else? ;)
Vendredi c’est branle bas de combat pour aller retrouver nos chers (beaux) parents à l’aéroport : se lever, faire les sacs, chopper un taxi, aller jusqu’à l’hôtel réservé par beau-papa, poser les sacs, remonter dans le taxi, filer à l’aéroport, attendre le vol, attendre le vol, attendre le vol ( J ), récupérer ces gensss, retourner à l’hôtel, les chambres ne sont pas encore ready, hop direction la playa pour notre premier bain de soleil/mer tous les quatre! Nous consommons sans modération, même si le soleil se fait quelque peu désirer!
Puis tous ces gensss ont faim : mojitos et fruits de mer au barbec pour tout le monde. Simple, efficace, délicieux…
Départ demain aux aurores pour attraper notre bateau pour Ko Phi Phi, la fameuse, la tant attendue, celle dont on nous parle depuis si longtemps, celle où on peut même aller voir là où Léo a fait le beau il y a 13 ans. Ko Phi Phi, tiens-toi bien, on arrive!!!!!!!!

mercredi 18 janvier 2012

City-break à Bangkok

Nous revoilà dans la fameuse Bangkok, prêts, ce coup-ci, à la découvrir dans ses moindres recoins! Nous sommes impatients et plein d’appréhension à la fois ; il faut dire que les avis divergent beaucoup à son sujet et que nous nous en sommes déjà fait une petite idée…

Bangkok, cité royale
Après avoir arpenté les rues du quartier « routard » sous une chaleur atroce et les relents de bière, nous trouvons finalement une Guest pas trop crapy à un prix à peu près raisonnable. Notre barda en sécurité, nous filons vers le Grand Palais et son Wat Phra Kaew dans le beau quartier de Ratanakosin.
Avouons-le, nous ne serons pas aussi concentrés que d’habitude… Un petit peu marre de visiter des temples, peut-être? J Il n’empêche que nous ne pourrons nous empêcher de saluer ce chef d’œuvre, comme un petit village de temples et stupas recouverts d’or, de miroirs et de pierres précieuses. C’est le faste royal dans toute sa splendeur et nous ne saurons où donner des yeux (et des pieds étant donné le nombre de touristes au m2) tant l’endroit est surprenant dans sa majesté!


Bangkok, paradis de la consommation
Le lendemain, nous filons DIRECTEMENT dans le quartier de Pratu Nam et de son fameux marché de fringues. Quoi? Des mois que nous en rêvons, bon surtout Madame, j’avoue! J
Et nous ne serons pas déçus… Même si ce n’est pas le marché en lui-même mais les centres commerciaux qui retiendront plus notre attention.   
Néanmoins, nos premiers achats « illégaux » se feront bien à la sauvette. Nous ferons l’expérience d’une négo dans une cave (où le rideau de fer tombe à peine y êtes vous entrés…). Le principe est simple : les vendeurs n’ont pas toute leur marchandise exposée sur les étals de rue à cause des contrôles de police… Alors quand le chaland mord à l’hameçon, il l’embarque dans sa caverne d’Ali Baba… Et pour sûr, c’en était une, un festival de maroquinerie avec des copies quasi parfaites des plus belles marques! Comment résister? Avouons que nous avons tout de même pétoché au départ, à se demander si l’on en ressortirait vivants… J Mais nous avons bien fait et sommes très fiers de nos négos!
Si l’expérience était folle, les centres commerciaux restent les plus impressionnants… C’est hallucinant! Déjà, il y en a une petite dizaine dans un même secteur et tous rivalisent de par leur grandeur, leur modernité, leur propreté. C’est un monde à part, des mastodontes chromés, futuristes mais si fascinants et attirants. Nous passerons quasi 7 heures à en arpenter un après les 3 heures sur le marché… Qui dit mieux?
 Et Bibiche a tenu, aussi passionné que sa femme! J
Le lendemain, dimanche, on se dit que c’est trop dommage de ne pas aller jeter un œil au marché du week-end de Chattuchak qui est tout de même l’un des plus grand marché du monde. Nous sautons donc dans un bus crapy direction la banlieue nord de Bangkok.
Arrivés là, nous sommes comme des fous!! Mais qu’est-ce que cet endroit??? C’est complètement dingue… Des hectares de minis boutiques, du vintage aux créateurs en herbe en passant par les accessoires, l’art de la table, la déco, les animaux de compagnie, j’en passe et des meilleures. Nous passerons pas mal de temps avec les cow-boys thaï à essayer Levi’s sur Levi’s et flâner devant les vieux cuirs à franges et autres spécialités de l’époque… On est fans!
Mais après 6 grosses heures à déambuler, s’extasier,  essayer, acheter, négocier, le tout dans une ambiance très tatouée/piercée, nous finirons par partir, exténués!
Cet endroit est génial, improbable mais très frustrant aussi car il est impossible de tout voir… Surtout, avec du recul, nous aurions moins regardé et plus acheté! J
Nous referons quelques petits sauts de puce (de 3 heures minimum), les jours qui suivront, dans les autres centres commerciaux, un peu plus chics ce coup-ci. Décidément, ils sont très forts ces asiatiques. Chaque boutique est une véritable expérience et met en scène des scénographies canons même chez les plus petits créateurs. Quelle créativité... Ils savent vendre du rêve… et le pire dans tout ça, c’est qu’il est abordable!
Bref, le bilan financier est lourd... Vous l'aurez deviné... ;)

Bangkok, Venise orientale
Entre nos séances Shopping (nous vous rassurons, nous n’avons pas fait que ça! J), nous avons aussi découvert Bangkok sur l’eau… Car si cette ville est connue pour ses embouteillages de malade, elle est aussi pleine de petits canaux et la rivière qui la traverse est une véritable autoroute pour long boats et vaporetti. Et que c’est chouette! Entre gratte-ciels et temples, petites maisons abandonnées et palaces,  marchés sur les berges ou terrasses branchées, nous avons découvert une autre facette de la Furieuse, et celle-ci nous a beaucoup plu.
A tel point que nous avons revêtu nos plus beaux habits pour la voir d’un nouvel œil, du ciel!
Alors oui, nous avons un peu cassé la tirelire de baroudeurs pour nous offrir un cocktail au réputé
Sirocco Sky Bar, perché sur un hôtel de luxe, au 64ème étage. Et bien, wahou!!!! Ca valait le coup de filer dans un mall pour acheter des talons à Madame! ;) Voyez par vous-même...
On serait bien resté dîner mais vous comprendrez que l’appel d’un étal de rue était bien trop tentant... J

Enfin vous l’aurez compris, Bangkok dans les pots d’échappements, la cohue et la moiteur des rues, on ne vote pas pour. Les heures coincés dans des tuk-tuk à l’arrêt, on a donné et on exècre. Nous avons donc opté pour des déplacements sur l’eau ou dans le ciel… Parce que oui, ils ont aussi un skytrain! Et ça, c’est brillant!! C’est un véritable frigo, certes, mais c’est propre, rapide et il y a la télé! J Imaginer cela à Paris vous fait sourire? Nous aussi.
Et aussi, pour notre dernière journée, nous avons décidé d’aller « pédaloter » dans le plus grand parc, seul poumon de la ville (bien qu’entouré de buildings), le parc Lumphini.
Vous avez dit « Non mais quels sales touristes!! » ? J


Bangkok, la masseuse
Oui, tout de même !! Nous avons évidemment testé les mains habiles des masseuses thaï! J
Et puis, ce qui est bien ici, c’est que c’est plutôt facile à trouver… J Pouvez même vous faire masser dans la rue devant tous les gensss… RA-VIE... mais non!
Nous avons opté pour un massage des pieds (LA réflexologie) en « chambre ambiancée » J Croyez-nous, après ces 3 mois en tong à fouler tous les bitumes d’Asie, ça fait un bien de gueux!! J

Bangkok, polluée à tous points de vue
Madame a bien travaillé : vous connaissez tout sur Bangkok. Ou à peu près. Monsieur se fait un plaisir de prendre la plume pour vous en donner un dernier aperçu, qu'on ne peut négliger. Bangkok, c'est aussi et avant tout une ville sale. Polluée par les gaz d'échappement, c'est une certitude. A tel point que ça vous prend aux tripes par moments, et la nausée n'est pas loin. Ici, on fume les pires clopes du monde, sans même s'en rendre compte. Atroce. Paris, à côté, c'est l'île aux enfants. Mais nous avons découvert ici une autre pollution, toute aussi néfaste : les touristes. Vous rencontrez ici le pire du pire, le summum du summum en matière de déchet humain. Incroyable mais vrai. On en sort avec le sentiment que tout sévice corporel est bon à prendre, et qu'afficher ses sévices, c'est cool. Sans parler du fameux couple jeune fille thaï sexy/vieux bedonnant immonde, à tous les coins de rue. Ou du jeune étudiant qui vient dépenser ses APL en bière pendant 15 jours, à vomir dans les caniveaux et s'afficher sans vergogne, laissant derrière lui des relents de vieille soirée Erasmus, et qui ose dire après qu'il a vu la Thaïlande. De quoi rivaliser avec les pots d'échappements dans votre estomac. Le problème majeur qu'a engendré ce tourisme mondial, et de masse, c'est l'adaptation du comportement des locaux. En trois mois d'Asie pour nous, pas une arnaque, pas un problème d'addition, pas un mot déplacé, toujours des attitudes dignes et accueillantes. Ici, en un après-midi, c'est trois tentatives d'arnaques, zéro sourires et des comportements border line. Ici, les tuk-tuk décident si vous valez le coup qu'ils vous emmènent où vous voulez aller, et si vous refusez de répondre favorablement à leurs arnaques, plus grosses que leur égo, vous vous retrouvez sur le trottoir avec l'équivalent moral d'un coup de pied au cul, même au milieu de nulle part. Hé ouais, ça fait mal. Mais tout est lié. Bangkok est finalement une vile qui a su s'adapter à ses visiteurs, et c'est bien ça que nous lui reprochons. Et de tout coeur, malheureusement.


Départ demain matin pour Phuket, à l'aube. Ouf. A nous le sud du pays (enfin!), ses îles paradisiaques et ses fonds sous-marin à faire pâlir Cousteau. Nous y rejoindrons les parents de Madame pour une bonne grosse dizaine à buller et profiter, tout simplement.
Sinon, ça va, vous? ;)

lundi 16 janvier 2012

Nong Khai, ou le Mékong dans toute sa torpeur

Dieu sait que le ciel était plein d’espérance à notre départ (même si nous avons bien cru que notre coucou ne redescendrait jamais sur terre…) mais malheureusement Nong Khai nous a accueillis sous la grisaille…
Nous avons filé directement dans notre Guest, trop fiers de nous car pour une fois nous avions RESERVE ! Plus qu’une guest, nous arrivons dans un mini village habité par des roots, fans de yoga et d’astrologie… Tout nous ! L'ambiance est plutôt à la glande sur la terrasse ombragée. C'est un peu beaucoup trop calme...
Le tour de la ville est assez vite fait. A peine quelques temples valent le détour, mais c'est surtout la digue le long du Mékong qui remporte notre suffrage! Bordée de restos, de shops et de musiciens ambulants, il fait bon s'y balader, nonchalants.
Mais la raison première de notre venue n'était pas de venir nonchaler sur une digue. On enfourche nos vélos et c'est parti pour le fameux parc Salakaewkoo. Kesako? Salakaewkoo c'est l'intérieur de l'esprit d'un chaman bouddhique qui a voulu montrer au monde sa philosophie et son interprétation de la vie. C'est donc plein de sculptures bizarres, dont la signification profonde nous échappe cruellement. C'est ni beau, ni laid, simplement loufoque. Mouais...
Le seul truc un peu marrant, c'est la "roue de la vie" qui décrit, en un cercle de sculptures, les étapes de nos vies, en partant du foetus jusqu'à la mort, et en passant par l'adolescence, le mariage, l'adultère, la mort de l'amour, etc, etc... On vous laisse mettre un nom sur les sculptures ci-dessous... 
On ressort d'ici un peu déboussolés, surtout après avoir pu contempler le chaman en personne, mort et momifié, dans une bulle de verre au troisième étage de la maison. On ressent un côté très secte dans tout ça, et le lieu respire plus le malsain que le religieux. So bizarre!

Avant de rejoindre la folie et la moiteur de Bangkok, nous nous laissons gagner, malgré nous, par la torpeur des lieux et passerons le jour suivant à bouquiner et travailler notre tarot (à défaut de notre bronzage) sur les bords du Mékong, à contempler la rive Laotienne à quelques mètres à peine! Nous ne sommes qu'à quelques kilomètres de Vientiane, et qu'est-ce qu'on donnerait pour y retourner, même juste quelques heures!...

jeudi 12 janvier 2012

Chiang Rai et sa province, à la croisée des frontières

Nous quittons Chiang Mai direction Chiang Rai pour aller découvrir cette province du Nord, frontalière du Laos et du Myanmar. On veut retrouver un peu de cette ambiance qui nous avait tant marquée, à nos débuts...
4h de bus plus loin, nous découvrons donc Chiang Rai, ville paisible et assez touristique, avec son Night Bazar, ses pestacles de rue, ses restos typiques ou occidentaux. La même que Chiang mai, nous direz-vous? Ben non. Curieusement, non. Same same, but different (l'expression peut difficilement être mieux placée que dans ce contexte là. Vraiment.)
La province de Chiang Rai est assez étendue, et nous avons une journée pour la parcourir. Ce sera plus simple en voiture qu'en scooter vu les distances. On se retrouve donc à 9H du mat au volant d'une automatique, volant à droite, et sur la file de gauche! :)
Et sans carte. Evidemment. Il nous faudra donc presque une heure pour rejoindre notre première étape, qui ne se trouve qu'à quelques kilomètres de là. On se croirait dans le Larzac, ici...
Première étape, donc, le fameux White Temple. Un truc complètement loufoque et décalé, mais absolument magnifique. Imaginez un temple typique, entièrement blanc et brillant (chaux et verre) et parsemé de petits détails new-age, morbides et glauques. Pourtant, un Bouddha l'habite, et les fidèles viennent s'y prosterner au milieu d'une fresque apocalyptico-futuriste où apparaissent en vrac Néo de Matrix, Michael Jackson, le Malin, Batman, et les deux 747 qui s'écrasent sur les Twin Towers... N'importe quoi! On vous laisse voir par vous-même...
Après cette expérience pour le moins fascinante, nous reprenons la route (c'est Bibiche qui conduit maintenant) direction Mae Salong, un petit village quasi chinois, perdu dans les montagnes. La route est belle, et les lignes droites laissent bientôt place aux courbes des virages et aux cultures à flanc de montagne. L'asphalte est plat et impeccable, ça nous change, et on aime ça! :) Nous débarquons donc à Mae Salong, en plein marché de midi tenu par les ethnies "en tenues". L'ambiance est franchement montagnarde, et c'est presque enivrant de se savoir ici, seuls touristes, loin de tout. Nous atterrissons dans un resto local pour déguster le fameux poulet noir. Expérience également fascinante (nous en ruminerons tout l'après-midi, et jusqu'au soir. Dégueulasse). Dommage qu'il fasse gris et un peu froid (la vache, ça va être dur de revenir à Paris...)
Avant de reprendre la route vers le Nord, il y a une étape obligée ici : le Wat Santakhiri, juché au plus haut point du village, et accessible à pied après 718 marches. Bon. Ben c'est parti. (pour ne rien vous cacher, on pensait pouvoir monter jusqu'en haut en voiture, on a essayé mais on s'est retrouvé bloqués, ce qui nous a valu une marche arrière sur une route en lacets sur au moins 300m, entourés d'une horde de chiens enragés)
718 marches (et 27 pauses pour Monsieur) plus loin, nous y voilà. C'est impressionnant, mais on se demande ce que ça fout là car l'intérieur du temple est vide, et résonne incroyablement. Alors on chante en visitant l'intérieur, c'est drôle et ça fait du bruit. On est heureux.
Reprise de la route, avec toujours Bibiche au volant. On s'est organisés comme ça. On a pas mal de kilomètres à faire avant de rejoindre la frontière avec le Myanmar et l'étonnante ville de Mae Sai. La route est canon! Champs de thés, rizières, collines qui se reflètent dans l'eau, villages akhas (on les retrouve!!), panoramas de ouf!!!
Arrivée à Mae Sai, ville-poste frontière pour se rendre au Myanmar. Etant donné que les relations entre les deux pays sont parfois tendues, on croisera barrages de police et militaires en faction, mitraillette en bandoulière... Sympa! La ville n'est qu'un immense marché à ciel ouvert, alors on en profitera un peu! ;) Et on sera trop contents de pouvoir replacer des Mingalabar un peu partout (bonjour en langue birmane)... Peu nous en faut? ;)
Longeant le Mékong dans notre bolide, nous arriverons enfin à la ville de Sop Ruak, croisée des frontières du Laos, du Myanmar et de la Thaïlande (bah oui). La déco est limite baroque, mais c'est émouvant de pouvoir contempler d'un coup ces 2 pays déjà visités, que nous avons tant aimés... Peu nous en faut, oui. ;)
Le retour à Chiang Rai sera épique : un phare cassé, des motos en contresens sur l'autoroute, une quasi panne d'essence, et près de 60 km de frayeur. Mais Bibiche a très bien conduit!
Nous finirons donc cette journée à flâner dans le marché de nuit... Bah oui, nous n'avions pas tout vu hier soir! :)

Mardi, nous reprenons la route direction Chiang Mai après cette courte mais bonne étape nordique. Fin de journée tranquille à déambuler une dernière fois dans les ruelles animées, entre bars à smoothies (Bibiche ne jure plus que par son fameux "Mangue-Passion") et book shops...

Le lendemain matin, aux aurores, départ pour l'aéroport direction Nong Khai et sa province, au Nord-Est.
Au fait, on a retrouvé notre soleil et notre bleu immaculé! Merci d'avoir pensé à nous... ;)