Nous revoilà dans la fameuse Bangkok, prêts, ce coup-ci, à
la découvrir dans ses moindres recoins! Nous sommes impatients et plein
d’appréhension à la fois ; il faut dire que les avis divergent beaucoup à
son sujet et que nous nous en sommes déjà fait une petite idée…
Bangkok, cité royale
Après avoir arpenté les rues du quartier
« routard » sous une chaleur atroce et les relents de bière, nous
trouvons finalement une Guest pas trop crapy à un prix à peu près raisonnable.
Notre barda en sécurité, nous filons vers le Grand Palais et son Wat Phra Kaew
dans le beau quartier de Ratanakosin.
Avouons-le, nous ne serons pas aussi concentrés que
d’habitude… Un petit peu marre de visiter des temples, peut-être? J Il n’empêche que nous
ne pourrons nous empêcher de saluer ce chef d’œuvre, comme un petit village de
temples et stupas recouverts d’or, de miroirs et de pierres précieuses. C’est
le faste royal dans toute sa splendeur et nous ne saurons où donner des yeux
(et des pieds étant donné le nombre de touristes au m2) tant l’endroit est
surprenant dans sa majesté!
Bangkok, paradis de
la consommation
Le lendemain, nous filons DIRECTEMENT dans le quartier de
Pratu Nam et de son fameux marché de fringues. Quoi? Des mois que nous en
rêvons, bon surtout Madame, j’avoue! J
Et nous ne serons pas déçus… Même si ce n’est pas le marché
en lui-même mais les centres commerciaux qui retiendront plus notre attention.
Néanmoins, nos premiers achats « illégaux » se
feront bien à la sauvette. Nous ferons l’expérience d’une négo dans
une cave (où le rideau de fer tombe à peine y êtes vous entrés…). Le principe
est simple : les vendeurs n’ont pas toute leur marchandise exposée sur les
étals de rue à cause des contrôles de police… Alors quand le chaland mord à
l’hameçon, il l’embarque dans sa caverne d’Ali Baba… Et pour sûr, c’en était
une, un festival de maroquinerie avec des copies quasi parfaites des plus
belles marques! Comment résister? Avouons que nous avons tout de même pétoché au départ, à se demander si l’on en
ressortirait vivants…
J
Mais nous avons bien fait et sommes très fiers de nos négos!
Si l’expérience était folle, les centres commerciaux restent
les plus impressionnants… C’est hallucinant! Déjà, il y en a une petite
dizaine dans un même secteur et tous rivalisent de par leur grandeur, leur modernité,
leur propreté. C’est un monde à part, des mastodontes chromés, futuristes mais
si fascinants et attirants. Nous passerons quasi 7 heures à en arpenter un
après les 3 heures sur le marché… Qui dit mieux?
Et Bibiche a tenu, aussi passionné que sa femme! J
Le lendemain, dimanche, on se dit que c’est trop dommage de
ne pas aller jeter un œil au marché du week-end de Chattuchak qui est tout de
même l’un des plus grand marché du monde. Nous sautons donc dans un bus crapy direction la banlieue nord de
Bangkok.
Arrivés là, nous sommes comme des fous!! Mais
qu’est-ce que cet endroit??? C’est complètement dingue… Des hectares de minis
boutiques, du vintage aux créateurs en herbe en passant par les
accessoires, l’art de la table, la déco, les animaux de compagnie, j’en passe
et des meilleures. Nous passerons pas mal de temps avec les cow-boys thaï à
essayer Levi’s sur Levi’s et flâner devant les vieux cuirs à franges et autres
spécialités de l’époque… On est fans!
Mais après 6 grosses heures à déambuler, s’extasier, essayer, acheter, négocier, le tout dans une
ambiance très tatouée/piercée, nous finirons par partir, exténués!
Cet endroit est génial, improbable mais très frustrant aussi
car il est impossible de tout voir… Surtout, avec du recul, nous aurions moins
regardé et plus acheté!
J
Nous referons quelques petits sauts de puce (de 3 heures
minimum), les jours qui suivront, dans les autres centres commerciaux, un peu
plus chics ce coup-ci. Décidément, ils sont très forts ces asiatiques. Chaque
boutique est une véritable expérience et met en scène des scénographies canons
même chez les plus petits créateurs. Quelle créativité... Ils savent vendre
du rêve… et le pire dans tout ça, c’est qu’il est abordable!
Bref, le bilan financier est lourd... Vous l'aurez deviné... ;)
Bangkok, Venise
orientale
Entre nos séances Shopping (nous vous rassurons, nous
n’avons pas fait que ça!
J),
nous avons aussi découvert Bangkok sur l’eau… Car si cette ville est connue
pour ses embouteillages de malade, elle est aussi pleine de petits canaux et la
rivière qui la traverse est une véritable autoroute pour
long boats et
vaporetti. Et que c’est chouette! Entre gratte-ciels et temples, petites
maisons abandonnées et palaces, marchés
sur les berges ou terrasses branchées, nous avons découvert une autre facette de la
Furieuse, et celle-ci nous a beaucoup plu.
A tel point que nous avons revêtu nos plus beaux habits pour
la voir d’un nouvel œil, du ciel!
Alors oui, nous avons un peu cassé la tirelire de baroudeurs
pour nous offrir un cocktail au réputé
Sirocco Sky Bar, perché sur un hôtel de luxe, au 64
ème étage. Et
bien, wahou!!!! Ca valait le coup de filer dans un mall pour acheter des
talons à Madame! ;) Voyez par vous-même...
On serait bien resté
dîner mais vous comprendrez que l’appel d’un étal de rue était bien trop
tentant...
J
Enfin vous l’aurez compris, Bangkok dans les pots
d’échappements, la cohue et la moiteur des rues, on ne vote pas pour. Les
heures coincés dans des tuk-tuk à l’arrêt, on a donné et on exècre. Nous avons
donc opté pour des déplacements sur l’eau ou dans le ciel… Parce que oui, ils
ont aussi un skytrain! Et ça, c’est brillant!! C’est un véritable
frigo, certes, mais c’est propre, rapide et il y a la télé! J Imaginer cela à Paris
vous fait sourire? Nous aussi.
Et aussi, pour notre dernière journée, nous avons décidé
d’aller « pédaloter » dans le plus grand parc, seul poumon de la
ville (bien qu’entouré de buildings), le parc Lumphini.
Vous avez dit
« Non mais quels sales touristes!! » ?
J
Bangkok, la masseuse
Oui, tout de même !! Nous avons évidemment testé les
mains habiles des masseuses thaï! J
Et puis, ce qui est bien ici, c’est que c’est plutôt facile
à trouver… J
Pouvez même vous faire masser dans la rue devant tous les gensss… RA-VIE... mais
non!
Nous avons opté pour un massage des pieds (LA réflexologie)
en « chambre ambiancée »
J
Croyez-nous, après ces 3 mois en tong à fouler tous les bitumes d’Asie, ça fait
un bien de gueux!!
J
Bangkok, polluée à tous points de vue
Madame a bien travaillé : vous connaissez tout sur Bangkok. Ou à peu près. Monsieur se fait un plaisir de prendre la plume pour vous en donner un dernier aperçu, qu'on ne peut négliger. Bangkok, c'est aussi et avant tout une ville sale. Polluée par les gaz d'échappement, c'est une certitude. A tel point que ça vous prend aux tripes par moments, et la nausée n'est pas loin. Ici, on fume les pires clopes du monde, sans même s'en rendre compte. Atroce. Paris, à côté, c'est l'île aux enfants. Mais nous avons découvert ici une autre pollution, toute aussi néfaste : les touristes. Vous rencontrez ici le pire du pire, le summum du summum en matière de déchet humain. Incroyable mais vrai. On en sort avec le sentiment que tout sévice corporel est bon à prendre, et qu'afficher ses sévices, c'est cool. Sans parler du fameux couple jeune fille thaï sexy/vieux bedonnant immonde, à tous les coins de rue. Ou du jeune étudiant qui vient dépenser ses APL en bière pendant 15 jours, à vomir dans les caniveaux et s'afficher sans vergogne, laissant derrière lui des relents de vieille soirée Erasmus, et qui ose dire après qu'il a vu la Thaïlande. De quoi rivaliser avec les pots d'échappements dans votre estomac. Le problème majeur qu'a engendré ce tourisme mondial, et de masse, c'est l'adaptation du comportement des locaux. En trois mois d'Asie pour nous, pas une arnaque, pas un problème d'addition, pas un mot déplacé, toujours des attitudes dignes et accueillantes. Ici, en un après-midi, c'est trois tentatives d'arnaques, zéro sourires et des comportements
border line. Ici, les tuk-tuk décident si vous valez le coup qu'ils vous emmènent où vous voulez aller, et si vous refusez de répondre favorablement à leurs arnaques, plus grosses que leur égo, vous vous retrouvez sur le trottoir avec l'équivalent moral d'un coup de pied au cul, même au milieu de nulle part. Hé ouais, ça fait mal. Mais tout est lié. Bangkok est finalement une vile qui a su s'adapter à ses visiteurs, et c'est bien ça que nous lui reprochons. Et de tout coeur, malheureusement.
Départ demain matin pour Phuket, à l'aube. Ouf. A nous le sud du pays (enfin!), ses îles paradisiaques et ses fonds sous-marin à faire pâlir Cousteau. Nous y rejoindrons les parents de Madame pour une bonne grosse dizaine à buller et profiter, tout simplement.
Sinon, ça va, vous? ;)