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samedi 24 mars 2012

From Port Barton (Philippines) to Perhentian Islands (Malaysia)


7h00 : réveil aux aurores! Il nous faut boucler nos sacs, profiter d’un petit déj comme nous l’aimons, et nous brosser les dents.

8h30 : escortés de notre porteur attitré, direction l’arrêt de bus ou plutôt de jeepney. Un ancien camion de l’armée US est là, qui nous attend. On y charge nos sacs en même temps que des caisses pleines de poisson et fruits de mer, à en croire le jus malodorant qui en coule sans cesse. On prie pour nos sacs… Heureusement, il n’y a pas foule ce jour-là et nous aurons un peu de place pour respirer à l’intérieur de cette machine à avaler les kilomètres!

9h20 : départ. C’est parti pour quatre heures de route, ou devrions-nous dire plutôt de chemins chaotiques? Ça faisait longtemps que nous n’avions pas bouffé de poussière, en tout cas… Ça nous rappellerait presque quelques souvenirs… ;)

13h30 : arrivons à la gare routière de Puerto Princesa, sorte de « capitale » de l’île de Palawan. Dieu que c’est moche. Heureusement, nous dénichons un petit resto au calme pour calmer nos estomacs, poser nos sacs et profiter d’une connexion pour régler nos derniers petits détails de réservations…

17h00 : passage éclair dans un supermarché local, histoire de faire le plein de bonbons, shampooing, savon et autres crèmes après-soleil. Eh oui, ils sont en rupture de stock sur le solaire… Nous laissons à peine entrevoir notre inquiétude : on va faire comment sur la plage?? (il faut savoir que là où nous allons, il n’y a rien, ou pas grand-chose pour se fournir…)

17h30 : quelques minutes de tricycle plus tard, arrivons à l’aéroport de Puerto Princesa. Enfin, bon, si certains s’évertuent encore à appeler cela un aéroport, nous ne les empêcherons pas. M’enfin quand-même Maurice… faudrait voir à ne pas le pousser trop loin, le bouchon ! Bref, de toute façon, l’enregistrement pour notre vol ne commence que dans une heure. Refoulés!

18h40 : nous voilà dans la queue pour faire enregistrer nos bagages. Super!

20h40 : nous décollons enfin après une bonne heure d’attente dans une salle d’attente. Hé oui, notre vie déchire !!!!

22h00 : atterrissage en douceur sur la terre de Manille. Taxi, hôtel, dodo sans dîner (heureusement, nous avions réservé, je vous raconte pas sinon…)

04h00 : dring! Dring? Ah oui, dring, c’est vrai. Ouarf, ça fait tôt ça… Surtout quand dehors, c’est symphonie de klaxons et de moteurs de bus… Ça nous avait manqué aussi, ça, tiens.

05h00 : un taxi nous emporte… devinez où… aéroport oui, mais terminal 1 cette fois! Le terminal international… Rien de bien fou comparé au terminal domestique, si ce n’est un bordel ambiant toujours aussi passionnant…

06h35 : l’avion quitte la piste direction Kuala Lumpur! Retour aux sources! ;) Mais avant ça, une petite escale est prévue, qui coupera le voyage en deux, histoire de nous décaler encore plus!

10h05 : foulons la terre de Singapour pour la première fois! L’émotion est à son comble! Tout ce que nous pouvons en dire, c’est que le terminal « correspondances » de l’aéroport est plutôt chouette! Il y a même un Burger King! J Alors même s’il n’est en réalité que 10h30 du matin, pour nous c’est l’heure du Wooper! J

12h40 : ça redécolle en douceur, direction KL pour de bon cette fois. Une heure de vol seulement, qui sera une vraie Célébrations : Mars, Snickers, Maltesers, Bounty, Milky Way ? J’hésite !!

13h40 : là commence la partie « Mission Impossible » de notre marathon. Nous venons d’atterrir à KL, terminal principal de l’aéroport international. Nous avons deux heures à peine pour : a) attendre que l’avion ait parcouru les soixante-douze kilomètres de pistes qui le séparent du terminal ; b) sortir de l’avion ; c) faire la queue à l’immigration ; d) récupérer nos sacs ; e) trouver un taxi pas cher et efficace ; f) parcourir le plus vite possible les vingt kilomètres qui nous séparent du terminal Low Cost du même aéroport ; g) s’enregistrer pour notre vol suivant ; h) passer l’immigration dans l’autre sens ; i) rejoindre la porte d’embarquement… Oui, c’est tendu... mais pas impossible and we did it !

15h40 : ça redécolle, direction Kota Bahru, porte d’entrée pour les îles Perhentian.

16h40 : nous y voilà!!!! Nous sommes contraints de passer la nuit ici et de prendre le bateau demain pour rejoindre les îles. D’après Lonely, l’étape vaut le détour, donc ça nous va!

18h00 : chambre trouvée, sacs posés, nous voilà en vadrouille dans cette ville curieuse, à la recherche de quelque chose de pas trop louche à se mettre sous la dent. Ici, c’est musulman à 200%, nous n’avions pas vu ça depuis le tout début de notre voyage, et ça fait drôle! Un McDo côtoie pourtant les établissements traditionnels, et le centre de la ville est flanqué de gros bâtiments qui abritent des centres commerciaux pour le moins douteux… Mais cette ville n’est pas désagréable, et nous flânerons à travers les étals avant de grignoter quelques crudités et retrouver les bras de Morphée. Car demain, ça continue, encore et encore…

06h45 : dring! Dring? Ah oui, dring, c’est vrai. Ouarf, ça fait quand-même tôt, là… La mission du matin est de trouver un petit déj pas trop mauvais que nous pourrons avaler dans le bus qui nous emmène au port d’embarquement des bateaux à destination des îles, et qui part à 7h50. Mission accomplie après force investigations : au menu, café (merci McDo) et muffins (merci Seven-Eleven).

08h05 : le bus part, et nous attaquons le petit déj… délicieux! J

10h00 : arrivée à Kuala Besut, d’où partent les bateaux pour le paradis. Dernière escale pour nous, nous voulons en profiter jusqu’au bout! Grimpons dans le bolide.

10h30 : départ. Suite (et fin) au prochain épisode… L

jeudi 22 mars 2012

Port Barton, suivi d'un goût de bout du monde...

Nous quittons le nid lundi matin, prêts à affronter notre dernière semaine sur Palawan. Trois heures de Van sont nécessaires pour rejoindre Roxas, ville intermédiaire, d'où un jeepney est censé nous emmener à Port Barton, ville tranquille assoupie au bord de l'eau. Mais tout se complique quand, une fois arrivés à Roxas, on nous annonce que le seul jeepney de la journée est déjà passé, 30 minutes plus tôt... Ah bon, il fallait partir plus tôt d'El Nido? Comment savoir?... Nous en sommes donc réduit à devoir faire le trajet en tricycle, serrés comme des sardines, pour une somme exorbitante. Evidemment, nous choisissons le plus pourri de tous les tricycles dispos... La route est épouvantable et nous devrons, à plusieurs reprise, sortir du tricycle pour que celui-ci puisse grimper les côtes ou franchir les ornières de boue... Il faut vouloir y arriver, dans ce bled... Voyage mémorable, mais driver sympa, qui reste souriant même quand ses freins lâchent en pleine descente...
Puis, enfin, nous arrivons à Port Barton. En effet, c'est endormi. Un peu trop peut-être? Nous regrettons El Nido et sa douce frénésie... mais profitons quand-même de la magnifique plage locale. Au moins, on n'est pas emmerdés par les voisins! A part un changement d'hôtel mardi matin, pour plus de tranquillité (rapport aux coqs qui gueulent), lundi aprem et mardi seront passés à regarder les vagues s'échouer à nos pieds...
Et tant que la plage nous offre des sunsets dignes de ce nom, nous sommes RAVIS!!! :)
Nous organisons notre départ pour mercredi. Partir, déjà? Non, en fait nous nous rendons sur une île déserte pour vivre à la Robinson Crusoé. Bon, ok, pas exactement en fait, y'aura quand même des bungalows, de la bouffe et de la bière. Nous ne savons pas trop à quoi nous attendre car l'hôtel ne fait pas de pub et le site web est loin d'être explicite. Mais advienne que pourra! Nous ne devrions pas être des plus malheureux.
Nous prenons donc un bateau pour la journée, comptant faire le tour des îles et des plages environnantes, un peu comme à El Nido. Bon, ce sera moins joli et tout, mais quand-même, les couleurs sont top et les récifs de corail valent le détour!!
En fin de journée, le bateau nous drope sur notre fameuse île. Nous y découvrons un hôtel confidentiel, dissimulé habilement dans la végétation, avec quelques bungalows seulement. Des tables sont installées en hauteur, dans une sorte de cabane. Nous sommes 4 couples pour le moment, et ne serons guère plus jusqu'à notre départ. Tout est joli et bien entretenu, bref, on sent que le temps va passer beaucoup trop vite ici! :)
Le concept de l'hôtel est marrant, et on s'y fait vite : quasi pas de service,on se sert dans le frigo pour les boissons, et on note ses consos sur un calepin. Au mur, une unique ardoise qui renseigne les plats proposés. Il faut commander avant 6h du soir car la cuisine ferme à 7h. Bref, même si nos journées sont destinées à profiter de la plage, il nous faut nous activer dès 5h du soir pour penser à l'apéro et à notre dîner... Les journées sont courtes, on vous avait dit que le temps passerait trop vite... Nous retiendrons de cet endroit une tranquillité à toute épreuve, des pancakes dégoulinant de sirop pris le matin dans notre cabane, de l'électricité par intermittence, jamais pareil selon les jours, des apéros frites/calamars pour égayer nos donnes de tarot, et une séance DJ où nous prendrons l'initiative, un soir, de brancher notre PC sur les enceintes de l'hôtel. Y manquait bien un peu de musique... :)
Nous devrons malheureusement quitter notre nouvelle maison samedi aprem pour une dernière soirée à Port Barton. Ceci, avant d'attaquer le lendemain, notre marathon international pour rejoindre la Malaisie et notre dernière dernière dernière étape. Snif.

samedi 17 mars 2012

Palawan. El Nido. LE coup de coeur de vos baroudeurs!


El Nido. Le Nid. Le coin de paradis absolu, le « whaou effect » garanti. Nous y resterons 8 jours, 8 jours de découverte de ce joyau naturel qu’est l’archipel de Bacuit, ainsi que des environs terrestres d’El Nido, sur l’île de Palawan. Ici, les possibilités d’activités sont toutes trouvées : sur l’eau, sur le sable, en moto ou assis à une bonne table, on ne s’ennuie jamais. Pas une seconde on vous dit!! J Et pour avoir le culot d’annuler nos plans pour les 4 semaines restantes, afin de prolonger notre passage ici, et s’offrir le reste de Palawan en prime, c’est qu’il doit bien y avoir quelque chose, non? Un truc… dingue. Voici, de jour 1 à jour 8, le récit de notre passage dans le nid, récit classé par thème, et non pas par jour, c’est quand-même plus fun!

Déjà, nous dénichons une plage de rêve sur carte postale : Las Cabanas (vachement asiatique, vous en conviendrez…). Cette plage à tout. Point. Le sable y est parfait, l’eau claire et accueillante, et même rafraîchissante ! Nous y passerons trois jours, en jour 1, 5 et 7. Pour y aller ? 7 minutes de tricycle à moteur + le temps d’installer nos serviettes sur le sable, et nous voilà nickel.


Mais l’attraction phare, ici, reste bien sûr l’Island Hopping : ce sport consiste à poser ses fesses sur un bateau à balancier (bangka) et de se laisser trimballer tranquillement d’un spot paradisiaque à un autre, en ne bougeant que pour aller explorer les fonds marins avec masque et tuba. Ça va, pas trop dur! Nous avons la chance de rencontrer Hugo et Isabelle, français expats ici, qui tiennent LA boutique fashion du nid. Ils nous accueillent très vite, super sympas, et nous abreuvent de bons plans, comme celui qui consiste par exemple à demander de faire le tour classique, certes, mais à l’envers, c'est-à-dire en commençant par la fin. Pourquoi? Pour ne croiser aucun touriste, là où tous les bateaux communs passent la journée à se suivre, et envahissent ensemble les spots. Plutôt intelligent! Nous avons la chance de dégoter un plan en or en jour 2, grâce à notre chauffeur de tricycle qui a un friend possédant un bateau, qui nous propose un tour rien que pour nous. Cerise sur le gâteau, nous négocierons vite, et bien! C’est donc en jour 2, 6 et 8 que nous profiterons des services de Gudul (surnommé Nounouille) et de ses acolytes, sur notre beau bateau bleu à nous. Malgré le dernier jour malheureusement couvert, le plan restera en or, et profiter d’une plage incredible pendant 2 heures, seuls, alors qu’elle sera couverte de touristes le même jour, quelques heures plus tard, est une expérience plutôt valorisante. ;) Nous croiserons lagons, criques, plages privées, plages cachées, plages secrètes, grottes…
Mais Bacuit ne se découvre pas qu’en bateau! On peut aussi choisir une liberté encore plus folle, et aller dénicher soi-même son petit coin de paradis… en kayak. Jour 4, donc. Oui, un jour seulement. Ça ira, merci. Expérience vraiment géniale et mémorable, mais que nous préférons cantonner à une édition limitée. Nous voilà partis sur notre beau kayak vert tout moche, loué par Nounouille, direction l’île située juste en face du nid, Cadlao. Nous ramerons presque une heure pour dénicher THE beach. Puis retour aux rames vers une autre THE beach. Puis, encore plus loin, en face de l’île hélicoptère, une crique privée fera l’affaire. Bah oui, ya personne, alors bon…
Le truc, c’est qu’après une bonne journée de farniente, il faut se retaper le chemin inverse, avec pertes et fracas : le vent est contre nous, les vagues sont là, et… on veut notre apéro tout de suite. Moments uniques, on vous fait confiance pour nous croire.
 

Et en jour 3 alors ? On en voit déjà qui piaillent d’impatience. En jour 3, moto! Of course! Grâce à Arnaud, le français installé ici, spécialiste du genre et loueur d’un matos de qualité, indispensable pour arpenter les pistes de pierres et de graviers qui sillonnent le Nord de Palawan. 
On part pour la grande boucle, celle qui nous permet de rallier El Nido en fin de journée, en passant par de somptueux panorama, bien sûr, mais aussi par la plage non moins fameuse de Nacpan, étendue cartepostalesque de 4 Km de long, vierge de toute trace de l’Homme. 
Seul un petit village se trouve au Sud. C'est dément !
La route est difficile et fatigante (quel bonheur quand nous retrouverons l’asphalte !!), mais nous rejoindrons le nid à temps pour profiter, sur les rotules, d’un sunset magique sur « les cabanes »…
Dernière page thématique de notre journal, la page gastronomie, évidemment. Ici, on abandonne l’Asie et son "fried rice". On oublie les viandes maigres et les menus graisseux. Entre restau italien et français, entre bar à shishas et petits déj sur l’eau, rien ne manque !!! Pour une grosse semaine, c’est retour à la maison, et en mieux, car sans la vaisselle. Pizzas inimitables, pâtes succulentes, bœuf à la française, en pavé ou en tartare, mousse au chocolat, tatin, etc. Ça n’a l’air de rien, mais c’est beaucoup. En plus, les proprios sont cool, et nous sympathiserons aussi avec le couple de frenchies qui tient le resto français. Leur vie nous fait rêver… Il ya du potentiel de business ici! Il manque des choses! Des idées fusent, et des plans se dessinent… Et si seulement…
Du nid, on ne retiendra que du bon : des images et des couleurs de ouf, des dîners délicieux, des escapades uniques, et des expats vraiment sympa et accueillants, qui nous donnent plus envie encore de venir goûter au rêve, avec eux. Mais ça n’est pas facile, de percer ici. Ça, ils nous le disent aussi… Nous passerons aussi deux soirées canon avec C&Q, venus tout droits de France pour nous honorer de leur présence…ou presque. ;) Merci à vous de nous avoir aidés, un tout petit peu quand-même, à préparer doucement notre retour sur la terre ferme!! J
Nous quittons le nid deux jours plus tard que prévu, avec encore une semaine devant nous pour explorer Palawan plus au Sud. Mais El Nido, c'est promis, tu nous reverras!!

dimanche 11 mars 2012

La grande traversée d'LT : Coron-El Nido!

Départ prévu à 9h ce matin pour la grande traversée entre Coron et El Nido.

Ces gensss sont au taquet et prêts à 8h. Un peu d'appréhension pour Monsieur mais le moral est au beau fixe. Le bateau est bien amarré devant l'hôtel. Il semblerait qu'il y ait moins de vent que les jours précédents. Le ciel n'augure rien de mauvais. Tout roule.

Place aux choses sérieuses maintenant.

1) Prise des cachets "anti mal de mer"
2) Inspection du bateau par Monsieur
3) Réservation des meilleures places
4) Installation à 8h30

Verdict : Plus de peur que de mal. A part les 3 coqs à bord qui vont nous user, tout devrait bien se passer.
Mais vous a t-on déjà parlé d'un voyage qui se passe sans encombres? Non!

Nous resterons donc 3 heures, à 200 mètres de l'hôtel, dans l'attente de trouver une batterie qui fonctionne. Tout le monde s'affaire, un coup de bangka à gauche, à droite. Les batteries défilent et aucune ne semble vouloir faire démarrer notre bateau... Au bout de 3 longues heures et un passage longuissime à la douane, nous quitterons enfin la baie de Coron pour la Grande Traversée... à 12h!
Nous aurons évidemment repris des cachets... :)

Le paysage sera beau, l'eau pas trop capricieuse, le sunset plutôt réussi et nous arriverons finalement à El Nido à 19h! (au lieu de 15h, bien sûr :)) L'homme est en vie, souriant, épanoui. Le mal de terre rôde : cachets!!! :)
A nous l'Archipel de Bacuit, ses criques de rêve et ses eaux claires!

mercredi 7 mars 2012

Busuanga, Archipel des Calamian... Un avant-goût du paradis!

Après un chouette vol dans un coucou à hélice, nous voilà arrivés à Busuanga. Vu d'en haut, tout cela nous vend déjà du rêve et vu d'en bas, cela continue.
Une île 100% sauvage, comme sortie d'un western avec l'eau turquoise en plus. Nous sautons dans un van direction notre hôtel (réservé, pour une fois) qui nous attend pour le sunset, posé sur l"eau.
Une soirée très chouette entourés de frenchies, avant de rejoindre nos pénates et les bras de Morphée.
Lever un peu tardif le lendemain, qui nous empêche de sauter dans un bateau pour les îles avec tout le peuple... On ne se débine pas pour autant et filons en ville à la recherche d'un philippin, bonne âme, pour nous embarquer. Et là, la chance nous sourit. Nous tombons sur un couple de londoniens avec 2 de leurs potes, un photographe français et un anglais, qui souhaitent comme nous rejoindre l'île de Coron. On deale rapido avec un driver, achetons quelques fruits et sautons dans notre bangka direction les lagons et plages de rêve d'en face.
Le lac ne sera pas si fou (même si le chemin escarpé pour y accéder nous offrira un point de vue de malade sur les lagons) mais la plage sera folle! Pas un rat, une eau magnifique, un sable immaculé et moelleux. Nous y voilà!
Retrouvons doucement notre teint caramel, snorkellons, larvons... Votre couple de baroudeurs est au top!!
Mais, nous serons vite remués, au bout de 2 heures, par nos compagnons de bord qui souhaitent rentrer... Grrrr... Retour donc vers 17h au port.
Mais là, une nouvelle surprise nous attend. J&B, des copains de M&M's, sont là. Nous passerons donc une très chouette soirée en leur compagnie à parler plongée, voyages, lieux de rêve et évasion...

Le lendemain, nous partirons donc, non pas avec eux mais avec d'autres, pour une journée de plongée. Parce que oui, le lieu est surtout propice aux bulleurs qui souhaitent nager dans les épaves japonaises, cargos, porte-avions ou autres, souvenirs de WWII.
Trop heureux de retrouver leurs bouteilles, nos jeunes open water diver, vont enfin barboter dans les fonds marins philippins. Et la compagnie à bord aidera grandement à rendre ce moment magique : Ken, notre guide, 12 ans d'apparence, et N&M, 2 françaises vivant à Taiwan très rigolotes.
Les plongées seront magnifiques, impressionnantes surtout lorsque nous arriverons au dessus de l'épave majestueuse, attirante, mystérieuse. Quel pied!!!
Nous rentrerons donc EN-CHAN-TES, prêts à retrouver J&B pour une deuxième soirée à refaire le Monde, au-dessus de l'eau!
Sommes tels des pachas mais nous écourterons néanmoins notre étape dans l'archipel des Calamian pour profiter d'un départ pour El Nido avec la compagnie qu'il faut. Parce que oui, l'homme n'est pas très rassuré de prendre un bateau pour une si longue traversée si celui-ci n'est pas connu pour être le plus fiable et le plus rapide. Armés de nos super cachets offerts par B, nous filerons donc le lendemain pour la grande traversée!!
Tristes, certes, de quitter ce lieu sans avoir poussé plus loin la visite des épaves mais heureux car il semblerait que ce qui nous attend soit dingo!!! :)
Affaire à suivre!

samedi 3 mars 2012

Manille, la furieuse amicale!

Notre trajet jusqu'à Manille est épique. Aucun autre mot n'existe pour le décrire, à part peut-être "éprouvant"... Décollons à 22h de Bali pour arriver 3h plus tard à KL, il est donc 1h du mat. De là, notre vol pour Manille ne part qu'à 6h45, et l'aéroport nous propose ses largesses en nous laissant le carrelage froid et sale de ses halls pour seul sommier... Bon, ben, yapuka! Nous prenons possession d'un corner d'emballage de sacs, fermé jusque 4h30. On se dit que c'est déjà ça! Impossible de dormir, évidemment. Ce sera le pompon lorsque, vers 4h, nous décidons de check-in pour nous débarrasser de nos gros sacs, et que l'hôtesse Air Asia exige de voir notre billet de sortie du territoire, que nous n'avons, en tout état de cause, pas. Nous voilà donc attablés sur une bouche incendie, à réserver un vol de sortie.On prend donc Manille-Malaisie, départ le 11 mars. On a coupé la poire en deux sur le mois qu'il nous reste.Au moins, pas le temps de se poser trop de questions... Bref, ça c'est fait!!! Petit déj historique et puis attente, attente, attente jusqu'à l'heure tant attendue où les roues de l'avion quittent la terre malaise. C'est la deuxième fois pour nous depuis notre arrivée. et ça nous rapproche de la fin, trop cruellement!!
Nous touchons le sol philippin un peu moins de 4h plus tard. Dans un aéroport à 2h de Manille, oui, encore pire que Beauvais, ça existe. Il nous faut prendre un bus de là pour rejoindre le coeur de la capitale. Chose faite facilement, car nous sommes les seuls dans l'aéroport. La route est plutôt quelconque, et les champs laissent place tout doucement aux constructions, bidonvilles, immeubles et rues animées jusqu'à notre arrivée dans le quartier sud de la ville. C'est gris, bizarrement agencé, bruyant et malodorant. Nous ne nous attendions pas à autre chose, mais bon, ça choque quand-même.
Nous trouvons, par chance, un hôtel assez facilement, et filons déjeuner dans un resto coréen pour fêter notre arrivée. Oui, on sait, nous non plus, on n'a pas tellement vu le rapport. Mais c'était délicieux! :)
Le temps nous attire irrémédiablement vers nos oreillers pour rattraper une nuit blanche. Nous ressortirons de notre chambre pour aller faire quelques courses. Ce soir, plateau télé! :)

Lundi matin, petit déj dans un mall tout proche, faute d'établissement convenable déniché dans les rues adjacentes à notre hôtel. Nous découvrons une ville animée, bruyante et très "latine" comparée à ce que nous avons traversé depuis cinq mois : des sonorités espagnoles dans la langue, des physiques très typés latino américains, et des philippins tous adorables!
Nous passerons la majeure partie de la journée dans notre chambre, car Manille est soudain noyée sous des trombes d'eau, et l'averse sera longue... Nous en profitons pour organiser le mois qui nous reste afin d'optimiser au mieux les transferts, et perdre le moins de temps possible. Pas facile!!! Mais mission accomplie!
Alors que la luminosité commence à changer, la pluie s'estompe, et Manille est prête à nous offrir un coucher de soleil. Il paraît que ceux-ci sont fameux, car le nuage de pollution qui s'élève de la ville chaque jour vient noyer les couleurs et embraser le ciel. Let's go and see! Pour aller chercher un point de vue convenable, nous pouvons longer la baie de Manille vers le Sud, mais voilà que toute la digue est en travaux, rendant toute visibilité impossible. Nous longeons donc une interminable barrière de tôle grise. Sympa.
Nous finissons tant bien que mal à rejoindre le petit coin de jetée qui nous laisse voir l'étendue de Manille le long de la berge, et les couleurs sont, il faut le reconnaître, vraiment belles. Nous tenons compagnie aux pêcheurs qui, nous confirme l'un d'eux, alors qu'un maigre poisson se balance au bout de son appât, vendent leurs prises sur les marchés.
Un petit verre pour admirer les couleurs s'estomper, puis direction Malaki, quartier branché de la capitale, et accessoirement aussi de la prostitution, mais nous n'y allons pas pour ça. Lonely nous donne envie avec son resto méditerranéen planqué là-bas, et nous voulons absolument y filer. Ce sera une décision sage, puisque ce resto est une vraie perle rare. Soirée originale, à deux pas des sex-shops, mais à l'abri derrière la fumée de notre narguilé!

Réveil mardi matin le coeur brûlant d'impatience : sommes censés retrouver nos M&Ms préférés à l'hôtel pour passer avec eux un après-midi, une soirée et une matinée, avant de nous envoler vers Coron et les laisser reprendre doucement le chemin de Paris...
Nous les accueillons chez nous (en fait une guest tout juste correcte dans le centre de Manille), et partons à quatre refaire le monde en explorant les rues de la capitale, jusqu'à atteindre le Mall of Asia, point de mire reconnu pour observer le sunset depuis les terrasses (et accessoirement plus grand et plus récent centre commercial de la ville). Nous pouvons dire que nos conversations nous auront plus occupés que le soleil qui descendait derrière l'horizon... ;) C'était choueeeeeeeette!!!

Sautons dans un taxi pour rejoindre notre quartier et ses restos divers et variés, oubliant qu'aujourd'hui, Manille est le théâtre d'un rassemblement important, comptant près de 3 millions de personnes : rues bloquées à la circulation, embouteillages infernaux, monde de dingue partout... Notre taxi fait du sur place et nous le quitterons au bout de 20 minutes, devant l'impuissance du chauffeur à avancer d'un seul mètre! Nous arpenterons les rues bondées jusqu'à notre chez nous, à travers les centaines de bus garés là, philippins sur les toits, à attendre... Ambiance ambiance!
C'est dans un resto espagnol, spécialités tapas, que nous continuerons la soirée, au rythme des guitares, et sur les airs de Guantanamera, ou encore Bamboleyo... Manille ainsi, on adore! Encore quelques bières pour faire passer tout ça, et au dodo!
Mercredi, c'est triste! Devons nous séparer après un petit déj bien sympa, perchés aux abords du mall Robinson's. Ces quelques heures passées ensemble auront été top, à la limite de l'improbable, mais quel plaisir de croiser nos chers amis dans cette mégalopole qu'est Manille, pour y partager quelques moments, et fabriquer avec eux de nouveaux souvenirs, tout neufs! :) On leur souhaite un courage de fer pour retrouver leurs fauteuils de bureau... Vous nous (re)manquez déjà!!!

A nous les îles philippines maintenant, direction les Calamian!