3h de marche plus tard, nous arrivons, fatigués mais
heureux, au monastère qui sera notre abri pour cette première nuit. L’endroit
est accueillant mais rudimentaire : mangeoire en guise de douche, couches
et couvertures à même le sol en guise de lit. Nous croisons quelques touristes
qui, comme nous, sont en trek, mais tous de Kalaw à Inle, sur l’itinéraire
inverse. M se rencarde immédiatement sur la difficulté des 2 jours
suivants : il faut croire que le plus dur est passé! J Le dîner, concocté par
notre guide-cuistot est excellent, et nous savourons les bouteilles de Myanmar
Beer achetées plus tôt au village. Soirée à la bougie en compagnie des guides,
où nous aurons le plaisir de leur apprendre les rudiments de français pour les
prochains touristes… Pas simple, le français… avant d’aller nous coucher, notre
guide en chef nous prévient qu’à 4h du mat, la vingtaine de jeunes moines
novices du monastère se réveille pour la prière matinale. Nous pouvons y
assister si nous le souhaitons, ou continuer à dormir. Choix vite fait.
Ce que le guide ne nous avait pas dit, c’est que la prière
des jeunes moines a lieu dans la même salle que celle où nous dormons. Réveil
donc à 4h du mat au son des voix jeunes mais fortes des novices. Ca n’est pas
spécialement joli, mais c’est très long. Lever officiel à 6h car le départ est
prévu à 7h30. Bilan de la nuit : M n’a pas dormi, car LT a bien dormi mais
il a ronflé. Sympa. En tout cas, nous avons tous les deux eu très très froid.
Aujourd’hui, jeudi donc, 7h de marche prévues au programme.
Nous devons partir tôt car le soleil tape très fort à partir de 13h, et se
couche toujours très tôt, vers 17h30. Nous alternerons pentes ascendantes et
descendantes, mais la chaleur sera écrasante toute la journée. Paysages
toujours aussi magnifiques, enfants toujours aussi magiques. Le guide nous
explique les légendes des villages que nous traversons.
Déjeuner rapide dans un boui-boui au bord d’une route puis reprise de la marche pour arriver (enfin!) à l’étape de notre 2e nuit. Nous voulions du local, nous voilà servis : ce soir, nous dormons chez l’habitant, dans une famille de cultivateurs, dans un village de 10 maisons. La grand-mère a eu 10 enfants, et aucun n’aura droit à l’éducation, faute de moyens. Tout le monde reste donc à la maison pour faire tourner la baraque : cultiver, labourer, nourrir le bétail, aller vendre les récoltes… Nous dormirons à même le sol, dans la maison principale, en pierre, tandis que les enfants et le bébé seront relégués dans la dépendance en bambou, où nous estimons que le froid sera encore plus mordant. Dans la pièce où nous dormons, il y a au mur quantité de cartes postales de Paris laissées par des anciens voyageurs… Quelle affaire que de leur expliquer que tous ces monuments sont dans une même ville, que, pompom sur la pomponette, nous avons des monuments sur lesquels coule de l’eau, denrée rare pour les Birmans et que Non, nous n’avons pas enterré nos rois sous la pyramide du Louvre ! J De l’eau de source coule d’un tuyau dans le jardin, ce sera notre douche. C’est gelé mais tant pis, ça fait trop du bien de se laver, même si c’est compliqué de faire ça correctement quand quelques paires d’yeux sont braqués sur vous… Petite promenade dans le village ensuite où M distribuera les rouges à lèvres achetés à Yangoon pour les paysannes. Elles semblent RA-VIES, une fois qu’elles ont compris de quoi il s’agissait… J Puis, dîner à la bougie et échanges de petits mots souvenirs avec les guides avant de rejoindre nos couches. Bilan de la nuit : pas de sommeil, ni pour nous, ni pour Eric. Trop froid, trop dur… On voulait du local hein!! J
Réveil un peu dur, mais nous sommes soulagés d’apprendre qu’il ne nous reste que 2-3h de marche pour atteindre Kalaw, ses lits douillets et ses douches chaudes…
Déjeuner rapide dans un boui-boui au bord d’une route puis reprise de la marche pour arriver (enfin!) à l’étape de notre 2e nuit. Nous voulions du local, nous voilà servis : ce soir, nous dormons chez l’habitant, dans une famille de cultivateurs, dans un village de 10 maisons. La grand-mère a eu 10 enfants, et aucun n’aura droit à l’éducation, faute de moyens. Tout le monde reste donc à la maison pour faire tourner la baraque : cultiver, labourer, nourrir le bétail, aller vendre les récoltes… Nous dormirons à même le sol, dans la maison principale, en pierre, tandis que les enfants et le bébé seront relégués dans la dépendance en bambou, où nous estimons que le froid sera encore plus mordant. Dans la pièce où nous dormons, il y a au mur quantité de cartes postales de Paris laissées par des anciens voyageurs… Quelle affaire que de leur expliquer que tous ces monuments sont dans une même ville, que, pompom sur la pomponette, nous avons des monuments sur lesquels coule de l’eau, denrée rare pour les Birmans et que Non, nous n’avons pas enterré nos rois sous la pyramide du Louvre ! J De l’eau de source coule d’un tuyau dans le jardin, ce sera notre douche. C’est gelé mais tant pis, ça fait trop du bien de se laver, même si c’est compliqué de faire ça correctement quand quelques paires d’yeux sont braqués sur vous… Petite promenade dans le village ensuite où M distribuera les rouges à lèvres achetés à Yangoon pour les paysannes. Elles semblent RA-VIES, une fois qu’elles ont compris de quoi il s’agissait… J Puis, dîner à la bougie et échanges de petits mots souvenirs avec les guides avant de rejoindre nos couches. Bilan de la nuit : pas de sommeil, ni pour nous, ni pour Eric. Trop froid, trop dur… On voulait du local hein!! J
Réveil un peu dur, mais nous sommes soulagés d’apprendre qu’il ne nous reste que 2-3h de marche pour atteindre Kalaw, ses lits douillets et ses douches chaudes…
Kalaw, nous voici! La ville est minuscule, nichée au creux des montagnes, toute mignonne. Libby, la femme d’Eric, s’est occupée de nous réserver une chambre. Quel bonheur!! Il nous faudra une douche, un gros déjeuner et qqs heures de sommeil pour réaliser que nous sommes tous les deux malades comme des chiens, et c’est reniflant, crachant et toussant que nous passerons l’après-midi de vendredi et la journée de samedi à Kalaw, en grande partie dans notre lit… (heureusement, nous avons quelques films en stock;)). Et, en exclusivité, nous avons testé pour vous:
Nous ne pouvons pas quitter Kalaw avant lundi soir, faute de place dans les bus. Nous passerons donc notre dernière journée de mardi à Rangoon avant de nous envoler mercredi pour ouvrir le prochain chapitre : destination Laos! Dans tous les cas, ça n’est pas un gros rhume qui va nous empêcher de profiter de nos derniers jours au Myanmar… Nous vous embrassons tous bien fort. Croyez-le ou non, mais vous nous manquez…







Que d'aventures! C'est trop bien, on s'y croirait! Bien reçu la cartolina, mille mercis.Celle de BM a été transféré dans le Morbihan, pas de souci! On vous embrasse fort, les Lefort!
RépondreSupprimerTrop chouette d'avoir à nouveau des petites nouvelles de vous! Votre voyage continue d'être mythique, vous nous faites rêver! Nous aussi on pense bien fort à vous depuis Paris où on commence à cailler sévère...
RépondreSupprimerMuchos besitos les cocos!!!
Love!
Maxime & Marie.
Top chic les tongs chaussettes ! on a bien ri
RépondreSupprimermais on se régale avec vos photos. Que de beautés ! Même M avec un tout petit dans les bras.Soignez vous. On vous embrasse fort
Et nous on retrouve le fameux "RA-VIS" de Mme Lefort. On a l'impression de l'entendre en direct dites donc !
RépondreSupprimerSinon vous nous épatez les petits. Et nous faites envie.
Vivement les retrouvailles !
Gros baisers
Les Lestrange of course
RépondreSupprimerJe suis RA-VIE d'avoir de vos nouvelles et J'A-DORE la nouvelle mode des tongs chaussettes. c'est so chic!
RépondreSupprimer