Nous installons nos quartiers dans un charmant petit
bungalow de bord de mer, chez Linda. Le calme, ici, brille par son
omniprésence. Cette île vit simplement au rythme des « moissonneurs de la
mer », ces pêcheurs d’algues spéciales, qui servent à épaissir les
desserts lactés et les crèmes glacées du monde entier. Ils ne peuvent
travailler qu’à marée basse, et ce sont les allées et venues des vagues qui
leurs dictent leurs horaires. De nos promontoires occidentaux, nous les
contemplons, un cocktail à la main, qui s’affairent et ratissent, préparant la
récolte. Sur fond de coucher de soleil violet. Mais que diable
demanderions-nous de plus??
Le lendemain sera consacré à un tour complet de l’île, en
bonne et due forme, à la seule puissance de nos jambes sveltes et bronzées.
Nous espérons bien découvrir les villages cachés de Lembongan, et quelques
plages de rêve qui ne seraient indiquées nulle-part… Nous commençons par
remonter la plage où nous vivons, vers le sud et ses hôtels luxueux, ses cottages
modernes mais authentiques, entourés de voiles blancs qui se gonflent avec le
vent. Le truc ultra-classique et nunuche à vomir. Nous les dépassons sans
(presque) un seul regard, même pas mal. Bon, ok, ils sont quand-même tous
vachement bien placés et peuvent se vanter de leurs vues canon.
Puis soudain, plus de chemin! Mais nous savons qu’il est
possible d’accéder aux rochers, là-bas, au bout de la pointe, là où on sent que
c’est joli. Alors nous poussons l’aventure encore un peu plus loin, et nous
voilà perdus dans la végétation d’un vert pur. Et puis nous finissons par y
arriver, à ces rochers. Et ça valait le détour. Sacrément.
La végétation, toujours aussi verte, commence à nous
dépasser, au sens propre, comme au figuré. Il nous faut descendre, rejoindre le
niveau zéro. Alors, suivant le bruit des vagues, puisque c’est le seul bruit
alentour, hormis celui de nos pas, nous finissons par descendre un sentier
escarpé pour déboucher…
Le vrai luxe, c’est de se retrouver seuls là où on aurait
attendu une horde de gros allemands rougeauds, ou un car de chinois garé
directement sur la plage. Hé ben là, non.
Après ces deux premières heures de marche, et ces deux
heures d’enjoyment sur la plage la plus déserte du monde, il est déjà 14h, et
nous avons faim. Quelques longues minutes, un burger et une fournée de
tortellini carbo plus loin, nous reprenons notre tour, direction la pointe sud
et sa fameuse Dream Beach. Avec ce que nous venons de quitter, nous avons du
mal à croire à un nom pareil pour une plage. En même temps, on se dit que tout
est possible. Et c’est ça qui est bon! Nous grimpons cette fois vers
l’intérieur des terres, avant de retrouver la direction de l’horizon, que nous
distinguons au loin, derrière les prairies d’herbe fraîche et les vaches qui
somnolent à l’ombre des palmiers. C’est là que nous découvrons, éberlués, un
hôtel improbable, dissimulé à flanc de falaise. Piscine à débordement, éclats
de vagues dans l’air, suspendus. Luxe brossé et impeccable. Même pas mal, on
t’a dit!!
Villas privées, nous nous demandons qui est venu acheter sa
parcelle pour venir réaliser ici ses rêves de gosse. En tout cas, ça donne
envie. Nous atteignons enfin un pic, un roc, un cap, que dis-je, une péninsule.
La larme du démon, comme on l’appelle ici. Une pure merveille. Minutieusement
ciselé dans la roche volcanique par le poids des ans et du sel, un promontoire
s’avance, mêlant toutes les formes : gouffres, criques, grottes, avancées…
Et de là, nous contemplons l’immensité bleue. Et ses vagues, qui n’en finissent
pas de venir battre la roche, rendant inutile tout commentaire…
Nous regagnons l’intérieur des terres pour gagner le
minuscule village de Lembongan, tout de nonchalance et de quiétude vêtu. Les
couleurs sont franches, comme les sourires. Nous continuons à arpenter la route
goudronnée qui longe toute la côte est direction le nord-ouest, notre
nord-ouest à nous, son coucher de soleil et ses cocktails. Rien à redire! J Soirée beignets de
fruits de mer/tarot, et nous voilà doucement bercés par la torpeur ambiante.
Demain, lever aux aurores (mais oui, nous n’arrêtons pas, voyez-vous donc!)
pour ouvrir la page Bali, l’épisode 2…









Bon ben y a rien à dire qu'on en voit cà sur son écran ! on reste BABA. Mais on est RAVI pour vous ! ici c'est plutot gris, vert et gris....point de bleu ...
RépondreSupprimerBonjour les grands voyageurs !
RépondreSupprimerJ'ai suivi avec attention votre blog et enfin je me manifeste pour vous dire l'amusement et l'intérêt que j'éprouve en lisant vos aventures!!!
c'est génial de découvrir en tout jeunes mariés une autre partie de la planète !
A Bali, vous n'êtes pas si mal dans votre petit home avec piscine !!!!
Que de kilomètres parcourus au milieu de cette civilisation bien différente de la nôtre.
Vous allez pouvoir en remontrer à tous les copains avec l'immense culture asiatique que vous avez acquise.
Marine, que d'exploits tu as accomplis !
Louis Thibaud tu as une coiffure de fille qui te donne un visage féminin.La garderas tu à Paris?!
Bonne continuation dans vos découvertes,
Bons baisers à tous les deux,
Mamie et Bon Papa