vendredi 17 février 2012

Échappée dans "notre perle indonésienne", Nusa Lembongan

Après cette (quasi) semaine passée à prendre rapidement possession du sud de Bali (à moins que l’inverse ne soit plus réaliste?), nous organisons un peu mieux la suite de nos aventures, et décidons d’aller faire un tour du côté de Nusa Lembongan, petit îlot perdu au sud-est de l’île. Une heure de bateau est nécessaire pour y arriver, la porte à côté, quoi! ;) La couleur de l’eau change imperceptiblement au fur et à mesure de la traversée, pour arborer enfin des teintes presque… transparentes. Magique.
Nous installons nos quartiers dans un charmant petit bungalow de bord de mer, chez Linda. Le calme, ici, brille par son omniprésence. Cette île vit simplement au rythme des « moissonneurs de la mer », ces pêcheurs d’algues spéciales, qui servent à épaissir les desserts lactés et les crèmes glacées du monde entier. Ils ne peuvent travailler qu’à marée basse, et ce sont les allées et venues des vagues qui leurs dictent leurs horaires. De nos promontoires occidentaux, nous les contemplons, un cocktail à la main, qui s’affairent et ratissent, préparant la récolte. Sur fond de coucher de soleil violet. Mais que diable demanderions-nous de plus??
Le lendemain sera consacré à un tour complet de l’île, en bonne et due forme, à la seule puissance de nos jambes sveltes et bronzées. Nous espérons bien découvrir les villages cachés de Lembongan, et quelques plages de rêve qui ne seraient indiquées nulle-part… Nous commençons par remonter la plage où nous vivons, vers le sud et ses hôtels luxueux, ses cottages modernes mais authentiques, entourés de voiles blancs qui se gonflent avec le vent. Le truc ultra-classique et nunuche à vomir. Nous les dépassons sans (presque) un seul regard, même pas mal. Bon, ok, ils sont quand-même tous vachement bien placés et peuvent se vanter de leurs vues canon.
 Puis soudain, plus de chemin! Mais nous savons qu’il est possible d’accéder aux rochers, là-bas, au bout de la pointe, là où on sent que c’est joli. Alors nous poussons l’aventure encore un peu plus loin, et nous voilà perdus dans la végétation d’un vert pur. Et puis nous finissons par y arriver, à ces rochers. Et ça valait le détour. Sacrément.
La végétation, toujours aussi verte, commence à nous dépasser, au sens propre, comme au figuré. Il nous faut descendre, rejoindre le niveau zéro. Alors, suivant le bruit des vagues, puisque c’est le seul bruit alentour, hormis celui de nos pas, nous finissons par descendre un sentier escarpé pour déboucher…
Le vrai luxe, c’est de se retrouver seuls là où on aurait attendu une horde de gros allemands rougeauds, ou un car de chinois garé directement sur la plage. Hé ben là, non.
Après ces deux premières heures de marche, et ces deux heures d’enjoyment sur la plage la plus déserte du monde, il est déjà 14h, et nous avons faim. Quelques longues minutes, un burger et une fournée de tortellini carbo plus loin, nous reprenons notre tour, direction la pointe sud et sa fameuse Dream Beach. Avec ce que nous venons de quitter, nous avons du mal à croire à un nom pareil pour une plage. En même temps, on se dit que tout est possible. Et c’est ça qui est bon! Nous grimpons cette fois vers l’intérieur des terres, avant de retrouver la direction de l’horizon, que nous distinguons au loin, derrière les prairies d’herbe fraîche et les vaches qui somnolent à l’ombre des palmiers. C’est là que nous découvrons, éberlués, un hôtel improbable, dissimulé à flanc de falaise. Piscine à débordement, éclats de vagues dans l’air, suspendus. Luxe brossé et impeccable. Même pas mal, on t’a dit!!
Villas privées, nous nous demandons qui est venu acheter sa parcelle pour venir réaliser ici ses rêves de gosse. En tout cas, ça donne envie. Nous atteignons enfin un pic, un roc, un cap, que dis-je, une péninsule. La larme du démon, comme on l’appelle ici. Une pure merveille. Minutieusement ciselé dans la roche volcanique par le poids des ans et du sel, un promontoire s’avance, mêlant toutes les formes : gouffres, criques, grottes, avancées… Et de là, nous contemplons l’immensité bleue. Et ses vagues, qui n’en finissent pas de venir battre la roche, rendant inutile tout commentaire…
Nous regagnons l’intérieur des terres pour gagner le minuscule village de Lembongan, tout de nonchalance et de quiétude vêtu. Les couleurs sont franches, comme les sourires. Nous continuons à arpenter la route goudronnée qui longe toute la côte est direction le nord-ouest, notre nord-ouest à nous, son coucher de soleil et ses cocktails. Rien à redire! J Soirée beignets de fruits de mer/tarot, et nous voilà doucement bercés par la torpeur ambiante. Demain, lever aux aurores (mais oui, nous n’arrêtons pas, voyez-vous donc!) pour ouvrir la page Bali, l’épisode 2…

2 commentaires:

  1. Bon ben y a rien à dire qu'on en voit cà sur son écran ! on reste BABA. Mais on est RAVI pour vous ! ici c'est plutot gris, vert et gris....point de bleu ...

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  2. Bonjour les grands voyageurs !
    J'ai suivi avec attention votre blog et enfin je me manifeste pour vous dire l'amusement et l'intérêt que j'éprouve en lisant vos aventures!!!
    c'est génial de découvrir en tout jeunes mariés une autre partie de la planète !
    A Bali, vous n'êtes pas si mal dans votre petit home avec piscine !!!!
    Que de kilomètres parcourus au milieu de cette civilisation bien différente de la nôtre.
    Vous allez pouvoir en remontrer à tous les copains avec l'immense culture asiatique que vous avez acquise.
    Marine, que d'exploits tu as accomplis !
    Louis Thibaud tu as une coiffure de fille qui te donne un visage féminin.La garderas tu à Paris?!
    Bonne continuation dans vos découvertes,
    Bons baisers à tous les deux,

    Mamie et Bon Papa

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