Après 2 vols successifs (Langkawi-KL /
KL-Yangoon), toujours avec nos potes d’Air Asia, nous voilà fraîchement débarqués
à 19h, heure locale, dans la capitale birmane. Il fait déjà nuit noire, et ce
sera notre premier aperçu : les journées sont courtes! Après moultes
discussions avec les Taxi Boys, nous sautons à bord d’un van/taxi intérieur
cuir/dentelle direction le centre-ville pour trouver une Guest.
Nos premiers sentiments sur la route : c’est plutôt
propre et les rues sont bien dessinées (le plan de Yangoon est le même que celui des villes américaines
avec rues parfaitement quadrillées et portant des numéros en guise de nom),
mais c’est toujours autant le bin’s sur la route (voire plus) qu’en Malaisie…
Quelques locaux pieds nus dans la rue, des enfants qui tentent de nous vendre
des fleurs à un feu rouge, des poubelles qui commencent à faire leur apparition
à droite à gauche… Ca sent quand-même la pauvreté à plein nez.
Arrivée à une Guest (après un échec dans la première), une modeste pension très propre et
accueillante, tenue par une famille, et c’est le petit garçon, à peine 8 ans,
qui nous reçoit, nous rend la monnaie et nous donne la clé de notre chambre.
Ici, les journées sont courtes et les restaurants ferment à 21h pour la
plupart. Nous réussissons à trouver un minuscule resto local tenu, ici aussi,
par une famille au complet qui nous reçoit et nous nourrit avec le sourire,
malgré l’heure tardive. Adorable.
On s’est fait notre premier pote en ville! « Come to see me if you have
any question, any problem! ». Sa soupe de pois est délicieuse, ses
galettes fourrées aussi, et la bière d’ici n’a rien à envier à la nôtre.
La pension fournit le petit déj avec le prix de la chambre,
dispo sur le roof top entre 8h et
10h. Présents à 9h, le buffet est rincé. Bon, on fera mieux demain. Au
programme aujourd’hui : découverte de la ville et opération changement de
nos dollars en Kyats, la monnaie locale (prononcez tchats). Changer la monnaie ici n’est pas chose simple car au taux
officiel en vigueur, fixé par le gouvernement, s’oppose un taux dit « au
marché noir », infiniment plus intéressant. Il faut donc veiller à ne pas
se faire avoir et avoir recours au fameux marché noir sans hésiter. Nous avons
une somme en dollars US fixe pour nos 4 semaines dans le pays, aussi plus le taux
que nous trouvons sera intéressant, plus notre pouvoir d’achat sera important!
Nous nous faisons accoster par Michael, un Birman sympa, qui nous propose un
taux plutôt intéressant comparé à ce que certains hôtels proposent. Nous le
suivons dans sa boutique minuscule pour parler business. Négociateurs avertis,
nous arrivons à un accord des plus intéressants quand, en tendant nos dollars
flambants neufs, nous nous entendons rétorquer que les n° de série de nos
billets sont déjà dépassés et sont peu acceptés dans le pays… Ah parce qu’en
plus d’être impeccables, non pliés et non chiffonnés, il faut que nos billets
portent des n° de série particuliers?? Une grosse partie de nos billets sont
donc voués à nous rapporter moins que le taux maximal… Poisse. Un rapide coup d’œil au Lonely nous apprend
que les taux peuvent être plus intéressants en début de semaine que durant le
week-end. Nous changeons donc notre seul billet de 100$ avec n° OK et
promettons à nos nouveaux partenaires d’affaires de revenir les voir lundi, ce
qui les fait plutôt bien marrer : ils ont compris que nous étions des
touristes, certes, mais des touristes intelligents et renseignés (merci copain
Lonely…).
Il est temps pour nous d’attaquer la visite du centre-ville
par une balade complète à travers les rues défoncées, les odeurs de poisson,
les édifices coloniaux et les marchés bondés. L'ambiance des rues et les us des habitants rappellent l'Inde et l'Afrique (paniers sur la tête, pagnes pour les hommes...) Une chose nous éblouit : les
sourires des locaux, émerveillés, qui nous regardent comme si nous venions
d’une autre planète, ce qui est peut-être le cas, vu que les Birmans ont
interdiction de quitter les frontières du pays… Aux sourires étincelants, que
nous rendons avec la même vigueur, s’ajoutent parfois des commentaires lancés à
toute voix : « You’re beautiful !! », « Lovely
dress!! »… Une chose est certaine, on ne passe pas inaperçus ici et certains s'aventurent à demander une photo avec nous. En 4h de
parcours, nous aurons croisé 3 touristes seulement. Autant vous dire que c’est
très peu.
Une autre chose nous frappe : la peur de l’appareil
photo. « No picture, we
are not allowed ». C’est clair et ça n’appelle pas de commentaire.
Nous essaierons tant bien que mal de voler quelques clichés à la sauvette, mais
c’est presque mission impossible.
16h approchent, et nous sautons dans un taxi direction la
Paya Shwedagon, plus grande et plus belle pagode bouddhiste au monde, avec son
dôme étincelant (fameux stupa)
recouvert de près de 60 tonnes d’or pur, et plus de 5 450 diamants
étincelants (2 080 carats en tout), surplombé par un diamant de 76 carats.
Comme tout lieu de culte ici, nous devons retirer nos chaussures et M se voit
affublée de pagnes pour couvrir jambes et épaules. Ca sent. Je me fais quant à
moi héler par une femme qui me vend illico presto un bouquet d’offrandes pour
Bouddha. Arnaque. Je me retrouve comme un abruti avec mes fleurs, à ne pas
savoir où les poser, et cherchant le bouddha du mercredi, jour de ma naissance.
Tous ces gens me regardent ahuris quand je pose mon bouquet sur un muret alors
qu’il faut le disposer derrière une statue d’éléphant. On ne comprend rien du
tout.
Dans le sens des aiguilles d’une montre, suivant moines,
nonnes et pèlerins, nous entamons la
visite de ce lieu majestueux, impressionnant, étincelant, plein de bouddhas en
tous sens, de sanctuaires, de bouddhistes agenouillés à prier, d’enfants rasés,
d’or et de pierres précieuses.
C’est splendide et nous profitons juste d’un
coucher de soleil rougeoyant, qui laisse place progressivement à la nuit, où la
pagode brille de mille feux.
Après cette journée usante (le pied est noir et la jambe
molle), petit resto italien (dur à trouver dans cette nuit noire à éviter les
nids de poule) bien mérité!
La connexion
Internet est très difficile à trouver et très lente à Yangoon, et même quasi
inexistante dans le reste du pays. Nous ne serons donc certainement pas aussi
réguliers dans nos posts! N’hésitez pas pour autant à nous donner de vos
nouvelles par mail. Pour info, nous quitterons Yangoon mardi direction le Nord où nous enchaînerons tous les sites à voir en passant par les 2 grosses villes : Bagan et Mandalay. En espérant pouvoir vous le raconter aussi souvent que possible... Take care!






Magnifique!Merci pour cette visite guidée: on a -presque- l'impression d'y être! Mille baisers.
RépondreSupprimerM, ta maison est magnifique! :)
RépondreSupprimerfan aussi de la photo du bébé sur le sol... on ne se refait pas! ;)
bises à vous 2 et continuez, c'est top de vous suivre!
Continuez a nous faire rêver je m'évade dans vos articles ... je suis très pressé de vivre un mini bout de cette aventure avec vous !!
RépondreSupprimerProfitez bien je vous embrasse fort !
Génial les cocos, ça me fait rever, surtout quand vous parlez de la nourriture locale...mmm. Et les photos qui vont avec!! Profitez bien de la Birmanie;)
RépondreSupprimerPS: vous etes trop beaux!
Trop beau, trop intéressant, on rêve sous la bruine nordique. Trop drôle le coup du bouquet de fleurs..Pauvre Boudha du mercredi ...doit se retourner sous son or !
RépondreSupprimerBaisers, baisers
Alléchant cette visite! Pouvez-vous récupérer un des diamants pour ma poulette? Et deux petits pour que je puisse me faire des boucles d'oreille à la Beckham... Sinon, dites nous un peu comment vous vous sentez: reposés? Excités? En vacances? Bref, comment vous allez!! Le 75010 Power.
RépondreSupprimerLe Myanmar a vraiment l'air magnifique, vous avez l'air magnifiques, ça fait plaisir!
RépondreSupprimerBon je continue mes conseils sur le Laos, mais vu que vous n'avez pas l'air d'avoir beaucoup de connexion Internet, pas sûre que vous les ayez dans les temps.
En vrac, du côté de Luang Prabang, les chutes de Kuang Sy sont jolies à voir, mais là, pas de toboggans à la Walibi alors vous risquez peut être d'être un peu déçus.
Je pense qu'un arrêt à Vang Vieng entre Luang Prabang et Vientiane est vraiment indispensable même si je crois que c'est un peu devenu hippie land donc plus forcément très authentique... mais les paysages sont "juste" sublimes", bref, l'Asie comme on l'imagine avec ses montagnes érodées, ses rizières à perte de vue et au milieu coule une rivière... C'est d'ailleurs marrant de faire une descente en bouée de la rivière, de monter en haut d'une montagne pour voir une vue à couper le souffle et de visiter toutes les grottes alentours.
La suite... au prochain épisode
Je vous Monsieur et Madame Bibiche et don't forget your mission!